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SdS épreuves (histoire) - Page 3

  • Les enfants terribles (24 H du Mans)

    Cette année-là, 1961, Ferrari part favori dans la Sarthe avec une petite troupe de 250 TR 61 bien établie et la nouvelle 246SP à moteur central arrière. Des autos que vont tenter de contrer Maserati avec son V12 de même qu’Aston Martin et sa vieillissante DBR1. Chez Nart, Luigi Chinetti qui engage des Ferrari à titre privé a embauché deux jeunes mexicains: les frères Rodriguez, Ricardo et Pedro, 19 et 21 ans sur une Ferrari TR61.

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  • Grand Prix de France 1967

    Au début de la saison 67 la Formule 1 a perdu Lorenzo Bandini qui périt dans les flammes lors du Grand Prix de Monaco . La Scuderia est durement touchée par sa disparition. Après ce drame Chris Amon, récemment engagé, endosse le rôle de leader de son écurie en terre sarthoise. Mike Parkes accidenté en Belgique est indisponible. Ludovico Scarfiotti, initialement prévu sur la liste des engagements, est entré en conflit avec son employeur. L’Italien n’est pas reconduit par la suite. Amon va donc tracer seul l’avenir de Ferrari jusqu’à la fin de la saison.       

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  • Duel sous contrôle

    Endurance Spa 1971 – Duel sous contrôle mais duel tendu tout au long de la course. Les deux leaders de l’équipe phare de la saison n’ont cessé de croiser le fer durant l’épreuve. L’un comptait rééditer son succès de l’année précédente, l’autre prendre sa revanche en prouvant qu’il était le plus rapide sur « son » circuit fétiche. Après quatre heures de bataille, les deux prototypes roulent de concert. L’épingle de La Source va bientôt livrer l’équipage vainqueur…

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  • Grand Prix de France 1964

    Le Grand Prix de France se déroule pour la quatrième fois sur le circuit de Rouen les essarts. Dan Gurney y a remporté en 62 son premier Grand Prix sur une Porsche 804 dont ce fut également la première et unique victoire. Dix-huit engagés vont s’affronter sur le circuit normand. Jim Clark est en tête à ce stade du Championnat avec 21 points devant Graham Hill 14pts et Richie Ginther 9 pts, tous deux pilotes BRM. La Lotus 25 à moteur Climax de l’Ecossais a franchi 2 fois la ligne d’arrivée en tête lors des précédentes courses en Belgique et aux Pays Bas...

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  • Grand Prix de l'ACF 1954

    « Prêté » par Mercedes, Ruan Manuel Fangio, le Champion du Monde argentin a remporté les Grand prix d’Argentine et de Belgique sur une Maserati en début de saison avant de rentrer dans le giron allemand au volant de la nouvelle Mercedes W 196 enfin prête pour l’épreuve française. Cette dernière répond à la récente réglementation, moteur 2500cc atmosphérique (ou 750 cc suralimenté), carburant libre. En terre rémoise l’impressionnante machine de « guerre » va survoler la course.

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  • Grand Prix de l'ACF 1947- 21 septembre

    Huit ans après le dernier Grand Prix de l’ACF (1939) remporté par Hermann Paul Müller sur Auto Union, le public français renoue avec une épreuve officielle organisée par l’Automobile Club de France. Deux ans auparavant en 1945, une fois la paix installée, la journée automobile de l’AGACI tenue au Bois de Boulogne avait déplacé la grande foule. Les Parisiens y retrouvèrent leur engouement pour les bruyantes mécaniques et l’odeur d’huile de ricin...

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  • Matra sauvé par Porsche

    1974 : une bande de gitans, des copains d’abord, ont la mainmise sur le Championnat du Monde sport prototypes. Cœurs vaillants, ils n’économisent pas leur peine et font un tabac au volant d’un bolide qui ne roule pas mais vole, même s’il a perdu la voix envoutante qui le caractérisait jusqu’en 72. Les bougres, ils ne carburent pas au papier maïs mais plutôt à l’octane indice 100. Leur monture, un félin de couleur bleue arbore la silhouette d’une jolie femme brune aux reins cambrés. A chaque départ ils laissent toujours un peu de fumée en suspension au dessus du tarmac. Après être sortis vainqueurs du Cheval Cabré en 73 puis l’avoir ramené à l’écurie l’année suivante, ils atomisent leurs adversaires. Les italiens d’Alfa (1), les anglais de Mirage, les allemands de Porsche n’y virent que du bleu. Après leurs exploits, le chef de la tribu les réunit et leur annonce qu’il jette l’éponge l’année suivante. Si tu ne viens pas à Lagardère…

     Et voici nos gens du voyage qui reprennent la route inlassablement, sous d’autres cieux…Laissant leurs supporters un moment pétrifiés avec une flèche amère fichée dans leur cœur de passionnés.

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  • Watkins Glen endurance 73 : la finale

    En ce 21 juillet 73, un temps doux quoique nuageux accueille la grille de départ des 6H de Watkins Glen. Dans les faits il s’agit de la dernière épreuve du Championnat du Monde des Marques puisqu’on apprendra un peu plus tard que l’ultime épreuve prévue à Buenos Aires est annulée. Sur le circuit de Watkins Glen les protagonistes ne le savent bien sûr pas encore.

     

     

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  • GP de Grande Bretagne 1951

               Le jour où il eut le sentiment de tuer sa mère…

     La course anglaise disputée à Silverstone le 14 juillet marque la cinquième manche du jeune Championnat Mondial de Formule 1. Celui-ci compte sept courses en Europe auxquelles s’ajoute celle d’Indianapolis. Les organisateurs d’outre Manche ont réussi à reporter le Grand Prix de deux mois par rapport au calendrier prévu. La manœuvre est justifiée (côté anglais) par les difficultés de mise au point auxquelles se heurte l’équipe BRM avec la nouvelle création de la marque : la P 15 V16 (1500 comp). Cette période devait permettre à l’écurie britannique de présenter une voiture capable de se défendre lors de son Grand Prix national.  

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  • Champagne à Indianapolis

    Jules Goux 1913 Indy winner - Copie.JPG

         Ne rêvez pas…C’était il y a cent ans en 1913. A la veille du premier conflit mondial Peugeot va se mettre en évidence sur le célèbre speedway américain. Pour cette édition, les organisateurs mettent les petits plats dans les grands. Ils cherchent à donner une dimension internationale aux 500 Miles. Dans le but d’appâter pilotes et constructeurs du vieux continent des primes et récompenses financières inaccoutumées sont proposées aux européens. Ils mettent dans le mille et leurs émissaires envoyés en Europe décident une poignée de futurs participants. Peugeot, Mercedes, Isotta Fraschini et Sumbeam se lancent dans l’aventure d’autant plus que l’acheminement de leurs autos de l’autre côté de l’Atlantique ne leur coutera rien.

    Alors que les Américains produisent des voitures à soupapes latérales et régimes lents comme les Marmon et National victorieuses en 1911-1912, la firme française possède des références pour disputer ce challenge. Un moteur à double arbre à cames en tête de 7,6 L installé dans un châssis allégé. La solution mécanique est inédite à l’époque et les ingénieurs français qui se surnommaient « Les charlatans » se sont penchés sur un élément important : la chasse au poids, optimisant l’avancée technique moteur.  Les saisons 1912 et 1913 furent l’occasion d’une belle moisson de succès en Europe pour l’équipe Lion-Peugeot en catégorie Grand Prix.

    Indy est tout de même une autre histoire, les Européens vont-ils faire le poids sur l’anneau des 500 miles? Les essais confirment que Jules Goux qualifié en deuxième ligne de même que Zucarelli compteront parmi les favoris de la course. Les deux Peugeot se sont montrées en verve durant les « Qualifying».

    Les américains ne seraient-ils pas tombés dans leur propre piège?

     

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    Le 30 mai 1913, 100 000 spectateurs se pressent sur le Speedway pour assister à l’affrontement Etats Unis – Europe, une belle opération pour les organisateurs.  Goux prend la tête dès le départ, imprimant à la course un rythme échevelé. Des abandons se succèdent dont celui de la Peugeot de Zucarelli qui casse son vilebrequin au 18è tour. Jules Goux connaît des problèmes de pneus qui vont l’obliger à céder sa première place. Roulant grand train il reprend la seconde position après les 100 miles. Au 55è tour, l’arrêt pneus de Burman sur sa Keeton-Visconsin lui rend sa position de tête. A mi-course, un nouvel arrêt pneu le rétrograde en troisième place. La détermination et l’aisance en piste de l’homme vont le remettre en selle pour la victoire après 300 miles couverts. Malgré un autre arrêt pneus, Goux qui avait cédé encore la première place, reprend le commandement au 136è tour. Il va creuser l’écart sur Mulford et possède 12 mn d’avance aux 400 miles! Son manager lui demande d’assurer à partir de là. Le français va cependant franchir la ligne en vainqueur avec un bel avantage sur la Mercer copilotée par les Américains Wischart et De Palma, empochant le chèque de 20000 Dollars-or par la même occasion.

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    Il faisait très chaud le jour de la course et la petite histoire raconte que Goux ne s’arrêtait pas aux stands exclusivement pour ravitailler en essence et changer de pneus. Le bonhomme de même que son mécanicien se rinçait le gosier avec une gorgée de champagne. L’anecdote est difficile à vérifier mais Jules aurait proclamé à la fin de l’épreuve : « sans le bon vin français, je n’aurais pu vaincre! » Le célèbre cru français aurait prodigué une légère euphorie lui permettant de tenir le rythme sans altérer pour autant ses réflexes…

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    Ne le répétez pas! La F.I.A pourrait annuler rétroactivement cette victoire en rendant la première place aux Américains!  A n’en pas douter ces derniers auront retenu deux leçons de ce succès : l’intérêt de la technologie du double arbre à cames en tête et les bienfaits du breuvage champenois (consommé avec modération).

    A noter que 100 ans plus tard, au mois de juin, Peugeot s’est illustré à nouveau aux US avec le talentueux Sébastien Loeb qui au volant de la 208 T16 PP a pulvérisé le record de la montée de Pikes Peak dans le Colorado.

     

    indy 1913

     

     

     

     

                             SdS

    Photos : DR / 500 miles d'Indianapolis 1913 / Pikes Peak 2013 /