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SdS épreuves (histoire) - Page 4

  • Mille Miglia

    Mille Miglia, la fin d’une course mythique…

    Mille Miglia,

    Née de la suppression du Grand Prix national dans la ville de Brescia en Italie, cette course fut crée par deux aristocrates transalpins. L’épreuve se situait entre Rallye et course de vitesse sur circuit, elle partait de Brescia pour rejoindre Rome puis retour par San Marin, Ferrara, Vérone, le tout sur plus de 1600 kilomètres. Elle se déroulait sur route ouverte et devint par ses difficultés une course terrible qui attira de nombreux pilotes de talent avant la seconde guerre mondiale à partir de 1927 puis après la guerre jusqu’en 1957.

    Mille Miglia,

    Sur ce terrain, s’affrontaient des pilotes associés à un navigateur au volant de prototypes ou voitures de Grand Tourisme. Course de sprint mais aussi d’endurance, elle représentait une véritable aventure humaine et mécanique, un défit truffé d’embûches. En plus du pilotage, les participants devaient composés avec les aléas d’un parcours ouvert, aux obstacles en tous genres se posant parfois devant leur route.

    Mille Miglia,

    Une ambiance particulièrement électrique se répandit petit à petit autour de cette course dont l’ampleur ne cessa de croître. Un nombreux public assistait au passage de ces « fous du volant » venus trouver la gloire sur ce terrain piégeux.

    En 1938, un accident causa la mort de nombreux spectateurs, en conséquence, la course de 1939 fut annulée.

    Elle reprit vie au sortir du second conflit mondial en 1947. Les pilotes italiens y accomplirent nombre de prouesses sur Alfa-Roméo, Lancia et Ferrari. Les épreuves de 1931 et 1955 furent l’occasion respectivement pour l’allemand Caracciola et l’anglais Moss sur Mercedes de contester la suprématie italienne.

    Mille Miglia,

    1957 marqua l’ultime course des mille miglia. Cette année-là, un aristocrate espagnol, pilote dilettante, Alfonso de Portago, un homme qui aimait sport et danger, fut engagé sur une surpuissante Ferrari 335S. En lieu et place d’un copilote expérimenté sur ce terrain, il fut accompagné de son ami et équipier occasionnel Edmund Nelson, un Sancho Panza dépourvu d’embonpoint, américain à l’allure de play boy décontracté, avide de sensations fortes.

    Les deux hommes décidèrent pour gagner du temps de ne pas faire réparer une anomalie signalée par les mécaniciens lors d’un ravitaillement, une sorte de quitte ou double dramatique. Ils signèrent de la sorte leur perte, se tuèrent, la Ferrari sortit de la route à plus de 200 km/h fauchant neuf spectateurs. A la suite de ce drame disparut l’une des plus grandes et difficiles courses automobiles au monde. Piero Taruffi remporta l'épreuve sur une Ferrari 315S.

     

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                                                     Ferrari 335S  De Portago-Nelson

    SdS

    Photos: DR 

  • Damned!

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    2 juillet 1972, circuit de Charade près de Clermont-ferrand. Les pilotes s’alignent sur la grille à quelques minutes du départ.

    Sur la première ligne Chris Amon sur la Matra MS 120 D avec à ses côtés un compatriote kiwi, Denny Hulme sur Mc Laren. Décidé à enrhumer tous ses petits camarades au départ de ce Grand prix de France, le plus malchanceux des pilotes de F.1 compte bien enfin agrafer une victoire à son palmarès.

    Il n’a remporté que deux courses dans la discipline mais hors championnat depuis ses débuts en 63 (Silverstone 70-Argentine 71).

    Les Français sont aux aguets, l’auto du Néo-zélandais est 100% cocorico, moteur et châssis! Le drapeau à damier s’abaisse et Chris réalise un super départ lâchant tous ses poursuivants, la Matra est collée au tarmac et roule à un rythme d’enfer…Au 19è tour Chris s’est assuré une avance substantielle sur ses adversaires…

    Le circuit de Charade possède les deux caractéristiques suivantes : il n’est pas large et les bas-côtés sont constitués de remblais d’un gravillon acéré. Quand un pilote sort un peu large d’un virage il répand sur la piste des petits silex meurtriers pour les gommes des monoplaces…Vous avez compris la suite … L’un de ces petits cailloux décida de toucher un des pneus de Chris, réduisant à néant le superbe effort qu’il fournit en début de course. Il stoppa au stand au 20è tour perdant toutes ses chances de gagner. Le kiwi repartira  le couteau entre les dents finissant troisième après une superbe remontée depuis la 8è place. Damned !! Sa première victoire en championnat du monde F.1 n’était pas programmée pour ce Grand Prix !

    SdS 

     

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    Photo : DR / Chris Amon – G P de France 72 / Pôle position : 2' 53’’ 4 – Meilleur tour : 2'53’’9 /