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l'équipage 69

  • L'équipage 69 ne verra pas...#2

     

     l'équipage 69Le « Rocky » Hiroyuki s’acquitte parfaitement de sa tâche, au moment de passer le relai à son collègue Koji Yamanishi, sa monture roule en quarantième position après deux heures trente de course. Atsushi suit la passation, il vient de s’hydrater et a grignoté un peu, il interroge Hiroyuki sur la tenue de la voiture puis rassuré s’assied devant un moniteur TV. Le jeune japonais a hâte de reprendre les rênes, il ira demander à son team manager s’il est possible  d’accélérer le rythme en début de soirée. Il faudra attendre, Koji est parti pour un double relai avec la consigne de suivre le tableau de marche…

     

    Au bout de quelque temps sur le coup de 20H, le pilote dans une portion rectiligne des Hunaudières voit la température d’eau et d’huile augmentée, il prévient son stand et s’arrête. Les mécanos découvrent immédiatement une fuite sous le radiateur. On fait pivoter la voiture pour la rentrer dans le box. Atsushi a senti tout de suite la poussée d’adrénaline sous son torse, ses espoirs d’attaquer en début de soirée vont-ils être remis en question ? Un long arrêt se profile en ce début de soirée, il faut vidanger, démonter, changé le radiateur puis rétablir le circuit…L’auto repart vers 22H, sort de la voie de remise en vitesse, tourne sur la Dunlop alors qu’une Audi se faufile sur sa gauche. Quelque temps plus tard, son pilote éprouve des difficultés lors des passages de vitesse. Perturbé par ce problème, Koji se loupe à la chicane Playstation endommageant une aile avant, il prévient son stand et rentre.

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    Les mécaniciens s’affairent, quinze minutes sont encore perdues, les techniciens suspectent l’embrayage après avoir recueilli les sensations de leur pilote. Koji reprend la piste éprouvant  de plus en plus de mal à monter et descendre les vitesses. Dans ces conditions, le pilotage de sa voiture s’avère extrêmement délicat. La 69 s’arrêtera puis repartira plusieurs fois sans avoir recouvré l’homogénéité de sa transmission, peu après minuit, elle abandonne officiellement. Maltraitée par l’embrayage défaillant, la boîte a rendu l’âme. Au fond du stand, Atsushi range son équipement… L’équipage 69 ne verra pas le soleil levant sur le circuit de la Sarthe.

     

    l'équipage 69

     

     Photos: DR

    Lamborghini Murciélago n°69 cat LMGT1 /Japan Lamborghini Owners Club/24 H du Mans 2010/ Abandon après 138 tours couverts/Pilotes: Koji Yamanishi -Atsushi Yogo – Hiroyuki Liri .

    SdS       

     

  • L'équipage 69 ne verra pas...#1

    L’équipage N° 69 ne verra pas le soleil levant…

     

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     l'équipage 69

     

     

     

     

     

     

    A l’approche des 15 H, Atsushi Yogo s’élance pour le tour de formation derrière le gros du peloton des 55 voitures composant le plateau des 24 Heures…

    La belle sonorité du V12 résonne sous son casque. Après avoir enlacé la chicane Dunlop puis l’esse du Tertre, il attaque les Hunaudières, les platanes défilent se reflétant sur son pare brise. Il songe au prochain passage, il faudra composer avec le trafic en adoptant le rythme soutenu prévu par le plan de marche de l’équipe. Atsushi, au passage de Mulsanne, espère que la belle Lambo ne s’arrêtera pas définitivement au box comme l’année précédente à l’issue du premier tour. En virant à Arnage, il fixe l’arrière de l’Aston le précédant. La LP 670R-SV enchaîne les virages Porsche, Atsushi ne s’y fera jamais, l’émotion étreint sa carcasse à l’approche de la ligne des stands. La double chicane Ford se profile surplombée du bateau amiral, la tour de contrôle du circuit. Les pneus avant de la belle noire lèchent les vibreurs, le pilote écrase l’accélérateur, libérant les décibels harmonieux du V12. C’est parti, son esprit n’a plus le temps de musarder, il se concentre sur le pilotage, les trajectoires, l’environnement immédiat de la machine. La ronde échevelée a commencé, le regard du timonier de la 69 ne quitte la piste que pour visionner le panneautage devant la ligne des stands mais Atsushi conserve la vision périphérique du bord de piste, des zones spectateurs comme un arrière plan figé. Les tours s’enchaînent, le pilote répète fidèlement sa partition sur chaque secteur, il s’est offert un dérivatif en doublant l’Aston 92… Son équipe l’encourage par radio…Le panneau « Safety Car » est brandi par un commissaire, la course neutralisée, la sortie d’une LMP1 oblige le pilote de la Lambo à ralentir pour suivre le rythme des autos le précédant. Les pneus baissent en température, Atsushi louvoie régulièrement pour les maintenir à un niveau suffisant, il faudra se méfier lors de la remise en vitesse. La course reprend, le pilote relance sa machine comme ses automatismes…Panneau Box, le pilote de la 69 couvre son dernier tour avant le premier ravitaillement, freinage avec un petit coup de volant à droite, les mécaniciens s’affairent autour de l’auto, la portière droite s’ouvre, on lui demande si tout va bien, Atsushi acquiesce et vérifie le niveau de  son bidon de boisson, il reste au volant, assurant comme prévu deux relais. La perche se relève et la Lambo reprend la ronde en sortant de la zone de remise en vitesse pour braquer sur la Dunlop tandis qu’une Peugeot tangente tout en frôlant la belle noire sur la gauche. Le pilote japonais roule à droite sur les secteurs rectilignes et surveille son rétro avant chaque freinage, reflexe systématique pour un pilote de GT. Sur les courbes rapides, la trajectoire unique oblige les pilotes les plus rapides à composer avec leur survitesse face aux autos plus lentes. La "belle noire" roule parfaitement mais les Porsche GT2 les plus véloces s’avèrent de coriaces adversaires….            

    Jloc stands.jpgLa fin du relai approche, on demande par radio à Atsushi de stopper dans deux tours. Satisfait de son parcours, ayant piloté juste dans le rythme défini par l’équipe en début de course, le pilote visionne le panneau « 69 box » et en termine avec ses cent premières minutes de course. Moteur coupé, la portière s’ouvre, il se dégrafe puis aide son coéquipier Hiroyuki à se harnacher, à fixer son récipient de boisson. Casque ôté, Atsushi entre dans un autre monde, celui de son stand d’où résonne le passage des autos, le chef de stand lui tapote l’épaule, il rêve déjà de son prochain relai, espérant qu’on lui demande d’élever le rythme. Atsushi s’allonge sur un transat, se détend en fixant les images de la course sur le moniteur. C’est à Hiroyuki d’assumer la suite du parcours, ce sont ses premières 24H, on ne lui demande d’abord qu’un relai de cinquante minutes, il n’en mène pas large et se concentre sur le trafic, prenant confiance petit à petit, Hiroyuki ne met que deux tours pour rouler au même rythme que son prédécesseur. Le Team manager de l’équipe en prend acte avec un petit sourire.

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    A suivre...

     

                                               l'équipage 69

    Photos: DR /Lamborghini Murciélago n°69 cat LMGT1 /Japan Lamborghini Owners Club/24 H du Mans 2010/ Pilotes: Koji Yamanishi -Atsushi Yogo – Hiroyuki Liri .

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