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Les enfants terribles (24 H du Mans)

Cette année-là, 1961, Ferrari part favori dans la Sarthe avec une petite troupe de 250 TR 61 bien établie et la nouvelle 246SP à moteur central arrière. Des autos que vont tenter de contrer Maserati avec son V12 de même qu’Aston Martin et sa vieillissante DBR1. Chez Nart, Luigi Chinetti qui engage des Ferrari à titre privé a embauché deux jeunes mexicains: les frères Rodriguez, Ricardo et Pedro, 19 et 21 ans sur une Ferrari TR61.

Côté usine Maranello, les pointures, Gendebien, Hill, Mairesse, Parkes, Ginther, Von Trips sont chargés de ramener une victoire supplémentaire à celles acquises en 49, 54, 58, 60.

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Les jeunes Mexicains vont surprendre leur monde aux essais, tournant aussi vite que les vedettes accomplies.

                   les enfants terribles

Au départ, les Ferrari prennent le large et les jeunots, bien conseillés par Luigi, vont donner la réplique. Ils cravachent leur monture et se maintiennent avec pugnacité en haut du tableau. Les pilotes mexicains contestent la suprématie des cadors Hill-Gendebien au point de régulièrement reprendre l’avantage sur eux. Le public, enthousiaste, tout acquis à leur cause, reconnaît en eux de futurs champions. Le fait est qu’ils s’emploient brillamment à leur tâche. La Ferrari des « juvéniles » mène au cours de la première heure, la 3è, la 5è, la 7è, la 10è, les 12è et 13è heures, entravant la route des autos de l’usine Ferrari.

Les observateurs se prennent à espérer que cela continue jusqu’au drapeau à damier. Hélas la voiture des mexicains commence à donner des signes de fatigue à partir de la mi-course, ils naviguent alors entre les seconde, troisième, quatrième places, espérant encore. La 22è heure sonnera le glas des enfants terribles qui renoncent sur casse moteur. Ils vont laisser le champ libre à Hill-Gendebien qui l’emportent devant Mairesse-Parkes. Ces deux équipages durent  reconnaître que les «jeunes » leur avaient donné du fil à retordre, qu’un bel avenir leur était promis.

Leur carrière en effet continua crescendo mais tous deux périrent en course lors d’accidents, Ricardo en 62 puis Pedro fin 71. 

PS

Photos:  DR              

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