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Dan Gurney

Dimanche 11 juin 1967 sur le podium des 24H du Mans… Dan Gurney et AJ Foyt célèbrent  leur victoire, la seconde de Ford dans la Sarthe. Dan brandit la bouteille de champagne qu’on lui offre pour l’occasion. Voulant marquer cette belle performance il improvise un geste qui deviendra rituel. Dan brandit  la bouteille, la secoue, le bouchon lentement glisse dans  le goulot  puis s’éjecte, libérant une  gerbe  du liquide festif sur l’assemblée présente. Cet épisode anecdotique  aurait pu présenter plaisamment  ce résumé biographique concernant  le célèbre pilote américain. Sa disparition récente justifie l'hommage de Post Scriptum.

Daniel Sexton Gurney est Né à Port Jefferson aux US en 1931. Jeune homme, il fut incorporé dans l'armée au moment de la guerre de Corée. A son retour, il débute sa carrière automobile sur une Triumph TR2. Après quelques années de compétition sur le nouveau continent durant lesquelles il aiguise son coup de volant, Dan commence à courir en Europe.

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Luigi Chinetti lui propose de disputer  les 24 heures du Mans 1958 sur une Ferrari 250TR du N.A.R.T. L'année suivante, il remporte les 12 heures de Sebring et termine cinquième aux 1000 km du Nürburgring. Intéressé par les performances du pilote américain, Enzo Ferrari lui donne sa chance en Formule 1. Il court le Grand Prix de France  sur l'une de ses monoplaces.

Dan remonte de la douzième à la sixième place avant d’abandonner. Il prend sa revanche sur le Nürburgring en terminant deuxième après avoir mené huit tours. Il monte sur le podium au Portugal.

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En 1960, BRM le sollicite après ces belles performances et il signe pour l’équipe anglaise. La P48 n'est pas fiable, Dan se classe loin des points ou ne termine pas les courses. Il finit second au Grand Prix de Buenos Aires mais hors championnat. Cette année-là, il remporte les 1000 km du Nürburgring associé à Stirling Moss sur une Maserati Tipo 61.

GURNEY 61.jpg En 1961, Dan décide de passer chez Porsche. Il va écrire le palmarès du constructeur allemand en F1. Après un début difficile, Dan va fleureter avec la victoire au Grand Prix de France, après un combat face à Baghetti qui remporte la victoire sur le fil. Il termine deuxième en Italie et aux USA. Il obtient la troisième place au championnat. La saison suivante, Dan prend sa revanche et remporte l'unique victoire de Porsche, lors du Grand Prix de France sur le circuit de Rouen les Essarts. La semaine suivante, il gagne sur le circuit de Solitude hors championnat. Il terminera troisième sur le Nürburgring après avoir décroché la pole-position.

 En 1963, Gurney signe chez Brabham. Il se positionne comme fidèle lieutenant du constructeur australien. Il termine deuxième en Afrique du Sud et aux Pays-Bas. Dan bataille régulièrement avec Jim Clark  le champion de l’année qui fait l’éloge de son rival. La saison 64 sera plus fructueuse ponctuée de deux succès, encore une fois à Rouen puis au Mexique. Ce seront les premiers succès de Brabham en tant que constructeur. Gurney est malchanceux à Monaco et surtout en Belgique suite à une panne d’essence. Il rate le podium à ces deux occasions. 

GURNEY1964-brabham.jpgBrabham 

La saison 1965 ressemble à celle de 1963 : il engrange des points, mais n’obtient pas de  victoire. En fin de saison, il enchaîne cinq podiums consécutifs mais Clark et sa Lotus sont intraitables.

Pour 1966, Dan Gurney saute le pas et  fonde sa propre écurie. L’Eagle est une voiture saine, performante mais rarement fiable. Sa meilleure performance est une cinquième place.  L’Américain court aussi en Canam avec succès.

                       

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                                                                Eagle 

 La saison 1967 commence sous de meilleurs augures. Dan remporte la première victoire de l'Eagle lors de la Race of Champions, une épreuve hors-championnat disputée à Brands Hatch. En juin, il remporte les 24 heures du Mans associé avec Foyt. Le duel Ford-Ferrari est à son comble lors de cette mémorable édition. C’est à l’usure qu’ils battent la belle P4 lors d’un duel restant marqué dans les mémoires. 

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La semaine suivante, il enchaîne avec un nouveau succès au Grand Prix de Belgique. Le reste de la saison sera plus décevant, hormis un podium au Canada et une victoire en USAC. Gurney entre dans le club des rares pilotes ayant triomphé sur leur propre voiture en Grand Prix.

A la fin 1968, il abandonne l'aventure Eagle puis termine la saison avec McLaren. Il court en parallèle en Can-Am pour le même employeur, décrochant un podium.

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Indy 500  - 1969

Cette même année, il termine deuxième à Indianapolis et remporte trois victoires dans le championnat USAC. La saison suivante, il délaisse la F1, termine à nouveau deuxième de l'Indy500, remporte deux courses dans le championnat américain et termine troisième dans une épreuve de Canam dans le Michigan.

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1970  Mc Laren

 1970, la mort de Bruce McLaren amène Dan à un retour momentané en F1, finissant sixième en France. Il ne termine pas la saison. Le pilote américain au look de GI du début des sixties range ensuite définitivement son casque. Il dirigea par la suite All American Racers jusqu’en 2011. Le « Grand Dan » s’est éteint le 14 janvier dernier à Newport Beach en Californie à l’âge de 86 ans.

 

Dan Gurney  1931-2018 /   86 Grands Prix – 3 pole position – 6 meilleurs tours – 4 victoires / victoires aux 24H du Mans et 12H de Sebring.

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