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24 Heures du Mans 2010 / 12–13 juin

Peugeot, tenant du titre, engage trois 908 officielles plus une quatrième prise en charge par l’équipe Oreca. Audi, assoiffé de revanche, leur oppose trois R 15. Aux essais les françaises jouent les filles de l’air dominant largement les Audi mais les allemandes, elles, ne joueraient-elles pas le coup de l’intox ? Le Mans, c’est 24 heures de course !  

Quatre Peugeot donc sur les deux premières lignes, Bourdais s’octroyant la pole. En arrivant samedi matin de bonne heure, nous tombons sur une grande banderole : « La pit lane sans Pesca ce ne sont pas les vraies 24 heures » , les supporters du grand Henri sont là mais scandent leur déception par écrit, comme moi en silence…Après le warm up, la Porsche cup, la course des groupes C d’antan (1980-90), des autos encore bien fringantes, la procédure de départ est enclenchée…Peu avant le début des hostilités, nous avons droit à un simulacre de départ en épis nous rappelant les grandes heures du circuit de la Sarthe. Après la Patrouille de France, les choses sérieuses vont commencer départ lancé. Les années passent mais on ne se fait jamais à ce moment fébrile. Les Peugeot s’envolent allègrement et relèguent les Audi au second plan, aidées par une courte intervention des pace-car neutralisant la course suite à l’accident de Nigel Mansell légèrement blessé … Mais pour combien de temps ?

Peug N 1#band - Copie.JPG

Les françaises ne commettraient pas péché d’orgueil ? Un tel rythme endiablé peut-il être tenu 24 heures durant ? C’est beau, les pilotes roulent merveilleusement mais…La voiture de Bourdais s’arrête à 17H28 et abandonne sur ennuis de suspension…Les autres Peugeot roulent comme des horloges… de 24 heures ou moins ?

 

ambiance 1.JPG

 

Vers minuit lorsqu’on décide de faire un somme, Peugeot caracole en tête. A 7H du matin la radio nous balance une claque : la Peugeot leader toute la nuit fume et s’arrête sur le circuit moteur out. On va voir ça de plus près, c’est l’Audi de Dumas-Rockenfeller-Bernhard qui mène le bal devant la 8 mais la 908 du grand Wurz fait le forcing. L’Autrichien cravache ferme faisant la jonction avec l’Audi seconde. Las ! Lui aussi subira les affres de l’abandon moteur cassé. Les Audi ne sont plus poursuivies que par la Peugeot restante d’Oreca qui à son tour tente de remonter grappillant petit à petit…Nicolas Lapierre qui a  battu le record du tour rentre au box où l’on engouffre la 908…Mauvais présage, elle ne ressortira pas, transmission cassée.

 

Audi R 15+vict# - Copie.JPG

 

Ce dernier abandon offre le triplé aux R 15 devant l’Oreca AIM. Celle-ci sauve l’honneur des français de même que la Saleen de l’équipe Larbre remportant la catégorie GT1. Porsche gagne la catégorie GT2. Après le drapeau à damier, les honneurs pour Audi, la Berezina pour Peugeot. Un espoir tout de même, sur le podium des LMP2, Henri Pescarolo, venu en « touriste », promet à ses supporters qu’il sera dans les stands en 2011 avec ses voitures.

SdS

Photos:    GM

 

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