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24 Heures du Mans 2011 / 11 - 12 juin

Nous voici de retour sur le circuit de la Sarthe pour un énième affrontement Audi-Peugeot. Le règlement technique a changé depuis l’an dernier, les moteurs diesel sont plus petits, maximum 8 cylindres, l’ACO s’est planté en pensant rééquilibrer les concurrents diesel-essence. Aux essais d’avril, 7 secondes au tour séparent le meilleur temps des gaz oil par rapport à la Pescarolo, la plus rapide des « essence », un autre monde donc.

Henri a retrouvé son poste dans les stands après le sauvetage de son écurie. Son auto confirme aux qualifs, première encore de sa pseudo-catégorie.

 

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Audi qui en avait marre de se faire distancer aux essais réalise la pôle, la première Peugeot est troisième à près de 3/10èmes. Au départ nous sommes postés face aux stands, en bout de box, on assiste à la mise en place des voitures, au simulacre de départ à l’ancienne, pilotes traversant la piste. Après la Marseillaise reprise en cœur par le public, tiens ! Y aurait-il une majorité de Peugeotistes?... Le passage de la patrouille de France, les pilotes prennent la piste avant le départ lancé. Drapeau abaissé, les Audi profitent de leur première ligne pour parader en tête tandis que Peugeot semble attendre son heure. La ronde prend son petit bonhomme de chemin sauf que les bolides de pointe atteignent 330 km/h avant chacunes des chicanes des Hunaudières, ça roule donc bon train. On apprécie toujours les belles GT, Porsche, Chevrolet Corvette, Aston, Lotus Evora et de ce côté, ça fait un bail qu’on a pas vu de françaises, c’n’est plus dans notre culture automobile avec la chasse forcenée aux excès de vitesse dans l’hexogone.

Bon, on se console avec Sochaux qui tient bien son rang face à la puissance « chermanique »…C’est bien Bourdais qui disait dans une interview : « On se débrouille bien avec le tiers du budget Audi ! »…

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Les Audi roulent tambour battant mais on les sent à la merci des Peugeot, la lutte est serrée. En fait elles sont à la merci des GT car les pilotes ont du mal avec les concurrents plus lents, les reflexes se jouent au centième de seconde, à ce jeu McNich va s’accrocher avec une Ferrari, il est propulsé vers les rails protégés par des pneus et fait un monstrueux tonneau pulvérisant son auto. Sur l’écran géant, nous revoyons l’accident qui fait froid dans le dos pour les hommes placés derrière le rail, épargnés miraculeusement par la trajectoire déviante de l’Audi. La coque de survie est solide, le pilote sort indemne du proto. Suit une neutralisation interminable derrière savety car. Plus tard, la lutte reprend, les Audi confirment leur puissance mais le soir venu, nouveau crash, la R 18 de Rockenfeller touche une autre GT dans les hunaudières et va s’écraser à haute vitesse contre les rails. Nous suivons cela ébahis une nouvelle fois devant un écran géant. On annonce le pilote indemne également, c’est un miracle. La course est longuement neutralisée pour réparer les glissières et nous prenons un peu de repos. Au matin l’Audi rescapée est à la lutte avec les Peugeot, ses pilotes font le forcing et plus les heures passent, plus les supporters de la marque allemande y croient tandis que ceux de Peugeot espèrent.

 

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Quelques gouttes tombent mais l’adhérence change peu, la dernière heure approche, Peugeot tente un pari, un arrêt ravitaillement éclair pour la 9 suivi d’un dernier relai avec les mêmes pneus. L’Audi, elle, change ses gommes et l’arrêt dure plus longtemps, permettant à la Peugeot de revenir à une dizaine de secondes de l’auto allemande. Les deux pilotes sortent le grand pilotage mais font jeu égal, le classement restera en l’état, Pagenaud terminant à 13 secondes de Fässler. Lola Rebellion remporte le classement officieux essence, la Pescarolo est sortie, abandonnant.

 

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La Zytek Nissan l’emporte en P2 tandis qu’en GT,

 

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Chevrolet fête les cent ans de la marque en s’attribuant les catégories GTEpro et GTEam. Après le podium sur lequel le Dr Ulrich rend hommage aux valeureuses « Peuyeot », la pluie se met à tomber pour de bon alors que la vague humaine quitte les lieux, laissant orphelin le bon vieux circuit de la Sarthe.

SdS

Photos:  © GM

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