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  • Le temps des impudiques (du paddock)

    Dans les années soixante-dix les F1 se dévoilaient volontiers au contraire des voitures actuelles cloîtrées dans leur bunker aseptisé...

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  • Journal de classe Journal d'une vie

     

    journal de classe journal d'une vie

    1912… Une fée va se pencher sur son berceau après qu’il ait poussé son cri,  annonce à la vie terrestre, un cri qui sonne en lui comme un signal d’optimisme. Il est bien décidé à profiter de la vie au point d’atteindre cent années d’existence.

    Pour l’instant, il fait l’admiration de ses parents qui posent sur lui un regard tendre et compatissant, sa mère est d’ailleurs bien contente d’en finir avec cette pesanteur maternelle qu’elle endura avec détermination. Le père lui est encore plus fier de son rejeton que du dernier petit cheval qu’il vient de négocier ! C’est dire…

    1912, une année bissextile qui achemine petit à petit l’Europe vers La Grande Boucherie et le Titanic dans les abysses. Les ouvriers de Renault et Berliet, avant de revêtir l’habit des poilus, font grève contre le chronométrage du travail, parmi eux peut-être certains de ceux qui accompliront la trêve « des braves » en Argonne sur le champ de bataille. Poincaré, Raymond de son prénom, va prendre la Présidence du Conseil tandis que le Radical Caillaux, de son prénom Joseph, démissionne, on le juge trop conciliant avec l’Allemagne. Le décor est planté, il faudra leur donner une bonne leçon à ces Teutons !

    Lui, ce sera Camille complété d'Auguste et Hyppolite, fils d'Henri surnommé...

    (extrait de Journal de classe Journal d'une vie)

    45 pages avec encart central photos  , Auteur :   Gérard Marcel

                                                       journal de classe journal d'une vie

     Journal de classe Journal d'une vie : commande par mail : à gauche cliquez sur l'enveloppe : CONTACT (message privé) préciser son adresse pour l'envoi :  10€ frais de port inclus (France métropolitaine)

    Photo:   © GM

     

  • Gitan de France - à relire

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    Voici la photo d’un gitan de France qui m’a valu quelques recherches car on ne l’a vue qu’une fois à ma connaissance, aux 1000 km du Nurburgring 1974, où la pub pour le tabac était interdite.
    Je me suis amusé à faire comme Henri sur sa combinaison, dans le texte qui suit…

    1974. Une bande de gitans, des copains d’abord, ont mainmise sur le championnat du monde des marques. Cœurs vaillants, ils n’économisent pas leur peine et font un tabac au volant d’un bolide qui ne roule pas mais vole, même s’il a perdu la voix envoûtante qui le caractérisait jusqu’en 1972.
    Non, les bougres ne carburent pas au papier maïs, plutôt à l’octane indice 100. Leur monture, un félin de couleur bleue, arbore la silhouette d’une jolie femme brune aux reins cambrés. À chaque départ, ils laissent un peu de fumée en suspension sur le tarmac.

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    Après être sortis vainqueurs du Cheval cabré en 1973 (certes de justesse) et l’avoir ramené à l’écurie l’année suivante, ils pétrifient leurs adversaires en 1974 : les Italiens d’Alfa, les Anglais de Mirage, les Allemands de Porsche ; tous ceux-là en effet n’y verront que du bleu. Après leurs exploits, le chef de la tribu les réunit pour leur dire qu’il jette l’épée l’année suivante. Si tu ne viens pas à Lagardère… Il sévira plus tard avec une équipe de football et des chevaux sans vapeur cette fois. 

    Nos gens du voyage reprendront la route, inlassablement, sous d’autres cieux, laissant leurs supporters pétrifiés à leur tour, une pointe amère fichée dans leurs cœurs de passionnés.

    GM

    Photo 1: DR  - (Henri Pescarolo a masqué la marque de cigarettes du sponsor de son équipe suite à l'interdiction de publicité sur le tabac en vigueur en Allemagne en 1974 - Circuit du Nürburgring)

    Photo 2: DR (G.Larrousse équipier de Henri Pescarolo sur la Matra 670C)

  • Mes 24 Heures 72

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    « Dis p’pa tu m’emmènes au Mans cette année ? Avec la réglementation 3 litres, Matra a de grandes chances de l’emporter. Ils ont bien préparé leur coup en s’entraînant uniquement pour cette épreuve. En plus Ferrari a jeté l’éponge !

    - Mais dis-donc le lundi qui suit, tu passes ton bac de français à l’oral. Tu dois revoir les textes que tu présentes, cette note est importante.»...

     

    Argument implacable. Cela s’appelait faire la lippe ! Il ne restait plus que la télé diffusant à dose infinitésimale et les ondes d’Europe 1 avec le flash heure par heure…

    Il passait le week-end de la «librairie de Montaigne» à Maison blanche, en compagnie de « Montesquieu et l’esclavage des nègres » côte à côte avec Beltoise et la casse d’un V 12 . « Arias de la Bruyère » ne pouvait rivaliser avec le flamboyant Cevert de l’équipe Matra. « La leçon de nature de Diderot » paraissait bien pâlotte face à la leçon de pilotage  de Hill sous la pluie. « Une nuit dans le désert du nouveau monde » de Chateaubriand  ne valait pas une nuit sur le circuit de la Sarthe ! Mérimée  proposait « la vision de Don Juan », plus prospère, le speaker des points horaires à la radio celle de la Matra 670 montant ses régimes dans la ligne droite des stands !

    Entre le silence méditatif de la librairie de Montaigne et les passages rythmés des voitures nettement audibles derrière la voix du journaliste, le contraste était saisissant. Philosophe Jekyll , le récit du sage ; pilote Hyde, le vacarme diabolique dans la courbe des Hunaudières…

    Matra n’aura pas la vie si facile. Après la douche froide Beltoise, l’abandon de Jabouille-Hobbs (boîte) ; sur fond de drame Bonnier, Ganley s’accroche avec Mc Beaumont précipitant l’issue de la course… A l’approche de la chicane Ford, c’est le soulagement pour Pescarolo-Hill, le premier nommé passant imperturbable le drapeau à damier flanqué d’un Cevert hilare, gesticulant…

    Ils avaient gagné ! La librairie de Montaigne vibrait, résonnait du tumulte de la foule en liesse.

    Rageant de n’avoir vu cela qu’à travers le petit écran, je décidais quelques temps plus tard de matérialiser cette victoire… Sur un morceau de bois évoquant la piste, posant les deux miniatures que Solido mit en vente quelques mois après…

    Mes 24 heures du Mans 72…Grand enfant !

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    GM    

    Photo: 1 © GM    /  2 DR