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Archives Mémoire des stands (Coeuret)

  • L’ouverture du lièvre

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    Par cette matinée dominicale de la mi-octobre, un temps incertain s’installe sur le plateau de st Eutrope. C’est  l’ouverture du lièvre.

    Chris semble  perdu dans quelques pensées indétectables, songe-t-il au printemps qui pointe dans son île natale ? Ici ça sent l’automne et la fermeture de la saison.

    Jean Pierre embrasse d’un coup d’œil satisfait l’ensemble de la grille. Sur un tour, il s’est montré très véloce, n’échouant qu’à 2/10ème  de la 917 5 litres d’Helmut. Les deux techniciens  rigolent bien, l’agile 660 a tenu la dragée haute à toutes ses concurrentes. Leur travail est terminé, la matra contrôlée et réglée « pile poil ». L’issue de la course ne dépend plus d’eux.

    Le lièvre dans son gîte n’a qu’à bien se tenir, à la merci d’une truffe particulièrement sensible, d’un canon rigoureusement aligné. Le départ de Jean Pierre fut aussi canon…Jusqu’ à ce que la boîte torturée par le toboggan de Linas rende l’âme. 

    Ce matin-là, sur le plateau de st Eutrope ….C’était l’ouverture du lièvre.

    PS

    Photo:   © GM

  • Qui y a-t-il dans ma 33 toute neuve ?

    (2006) ...Sur la base de cette photo petit quiz sur la mémoire des stands :

    1  Quelle course ?

    2  Quel pilote ?

    3  Qui est cette jolie femme qui pose sa main sur le séant du driver ? (c'est plus dur vu que le photographe l'a irrespectueusement "coupée")

    4  Que cherche-t-on dans le proto italien ? ( une piste : par exemple : le jeune Yorkshire que la jeune femme a laissé fouiner dans la bagnole!)

    ...A votre perspicacité...

    NB : J'ai pris cette photo à l'age de quinze ans, le fait de connaître l'âge du capitaine va probablement vous faciliter la tâche!

    Les réponses:

    1000 km de Paris 1971

    Henri Pescarolo

    Jacqueline Beltoise

    La meilleure position de conduite possible...?

    PS

    Photo :  © GM

  • Où va se nicher notre âme d’enfant ?

    Déc. 2006 : A l’approche des fêtes de Noël je vous propose de retrouver votre âme d’enfant à travers ce diorama.

    J’y ajoute ce petit questionnaire, détendons-nous un peu :

     Quel évènement représente cette scène miniature ?

    A quelle date se situe-t-il, ( mois - année ) ?

    Vous remarquez ? Quelques anomalies ont été « glissées »

    sur cette photo, on peut en citer trois au minimum ?

    Pas nécessaire d’être un « Matracien » assidu pour les nommer !!!

    Désolé mon numérique n’a pas pu définir la scène plus …..

    Précisément !

    Bonnes fêtes de fin d’année à tous. 

    Les réponses :

    a - Tour de France auto

    b -  septembre 1970

    c - la Matra 650 à gauche n'est pas du type Tour Auto (1000km de Buenos Aires         1970)

         Pescarolo est au volant de la voiture N° 146 de Beltoise-Depailler-Todt

         Pescarolo possède une combinaison rouge correspondant à 1971 au sein de           l'équipe Alfa Romeo.

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        Photo: © GM

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  • Aérodynamiciens d’hier

                  Il y a de cela quelques décennies, en matière aérodynamique, l’empirisme contenait quelque chose de touchant et de nostalgique à la fois. De nos jours, à grands renforts financiers, les ingénieurs cogitent sur des bases et des procédures scientifiques péremptoires. Nul n’oserait contredire les résultats engendrés par les puissantes souffleries assistées d’ordinateurs que nos diplômés cerveaux exploitent, cela même si l’aboutissement n’est pas toujours à la hauteur de la théorie.

     Visionnez! Comment étudiait-on en 69 un capot arrière destiné à équiper un prototype à qui on demande d’avaler à fond  un quasi rectiligne de 3 km dans les meilleures conditions possibles?..

    Il suffisait de posséder un tant soit peu d’imagination, d’arrimer verticalement un plateau muni de rubans de soie sur un prototype lambda, de coiffer une chapka en s’installant à bord d’une 530 de série tout en invitant son ingénieur (c’était l’époque où ils avaient du génie intrinsèque ) à s’asseoir à droite… Mais aussi de convaincre son pilote à suivre bien concentré une trajectoire linéaire et …Le tour était joué! On obtenait la création suivante… Et ça fonctionnait !...Pas mal.

     

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    PS

    Photo: DR

     

  • La Corviet de François Coeuret

    (2007) François Coeuret a du coeur, comme sa carte de visite le suggère. A ce titre, il n'a pas manqué d'être ému par ce petit Vietnamien qui tournait autour de cette grosse Corvette, ignorant de la possibilité que son grand-père et le gars qui a monté l'auto à Bowling Green dans le Kentucky puissent s'être étripés il y a une trentaine d'années...

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  • John et Ryan Delane

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        Sur Mémoire des stands les souvenirs sont bien sûr d’actualité. La nostalgie berce les lignes des animateurs plumitifs. Les pages consacrées à François Cevert par exemple débordent de passion, d’admiration et parfois d’idolâtrie. Je souhaiterais à travers ces photos rendre hommage à deux passionnés de F1 : John et son fils Ryan Delane. Voilà des hommes qui conjuguent comme quelques autres le passé au présent. Nul doute qu’en les voyant « limer le tarmac » avec leurs Tyrrell 001 et 006 plus d’un observateurs se remémorent avec nostalgie le mythique duo Stewart-Cevert des années 70 à 73.

    C’est un livre d’histoire animé de la Formule 1 que propose le TGP Worldchampionship, quel bonheur que ce retour vers le futur !

    ...

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    PS

    Photos :  DR 

  • Sortir Pesca de sa boîte!

    (2007)La vision d'un Pesca réduit au 43e, enfermé dans une boîte en plastique et offert à la concupiscence du public du dernier Rétromobile nous avait tant chagriné que nous vous en avions fait part. Compatissant, François Coeuret nous livre la contribution suivante qui donne un peu d'air à l'Homme secret en lui rappelant celui qui souffla jadis en Principauté...

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  • Une course folle

    denis dayan,rouen f3 1970

    Denis Dayan (cliquer pour agrandir)

                   En ce mois de juin 1970 une grande effervescence régnait sur le circuit des Essarts près de Rouen, côté stands, paddock et spectateurs tout au long de l’enceinte descendant jusqu’à l’épingle du nouveau monde.  Les pilotes de F3 s’apprêtaient à sortir de l’aire où parquaient leurs autos. En file indienne, moteurs maintenus au ralenti, ils attendaient que le préposé leur intime l’ordre de sortir un à un pour se mettre en piste. Le gratin de la spécialité était donc réuni pour cette manche normande. Des anglais avec leurs moteurs préparés chez les meilleurs spécialistes d’outre manche et pas mal de français engagés notamment sur des châssis Brabham, Martini, Grac . Parmi eux Bob Wolleck, Jean Luc Salomon, Denis Dayan.

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    Le circuit des Essarts, incontournable épreuve française, était très prisé à l’époque. Situé en forêt, son tracé présentait une sacrée déclivité depuis le virage du Paradis précédant les stands d’où la piste dévalait sur la courbe rapide des six Frères jusqu’au freinage appuyé du Nouveau Monde. Le circuit remontait ensuite dans un secteur boisé plus dense avec les virages de Samson, Beauval puis celui du Grésil ramenant les pilotes vers le Paradis.

    B.Wolleck

    Un circuit pour les gros cœurs disait-on. Bob, Jean Luc et Denis n’en manquaient pas qui s’étaient battus comme des braves aux essais pour s’octroyer la meilleure place possible sur la grille.

     

    Denis Dayan, Rouen F3 1970                                                      Denis Dayan, Rouen F3 1970

    JL Salomon                                                          D.Dayan

    Après avoir parcouru les 6,5 kilomètres en faisant chauffer leurs gommes, Bob, le mieux qualifié, vint se placer sur la 1ère ligne, Jean Luc sur la seconde ligne et Denis sur la sixième. Ils entamèrent ensuite leur tour de formation en peloton, s’immobilisèrent devant les stands. Chacun se concentra, faisant le vide avant l’assaut, se préparant à réaliser un départ canon pour gagner une ou deux places sur leur(s) voisin(s) immédiat(s).

    Panneau 15’’, pied droit libérant les gaz et adrénaline accélérant leur rythme cardiaque, ils lancèrent leur machine, zigzagant, cherchant l’ouverture vers la vertigineuse descente.

    Les tours s’enchaînent, des pelotons se forment où l’on bataille ferme à la recherche de dixièmes de seconde à gagner, d’une aspiration maximale dans la descente pour tenter un dépassement en bas, s’offrir un bonus au Nouveau Monde. Pour cela il fallait passer les six frères sur le fil du rasoir, parfois sur l’extérieur au coude à coude avec un concurrent. Les rails étaient si proches à fleureter avec la limite sur chaque tour. Les anglais cravachent comme des malades avec leur mécanique au top. Wolleck et Salomon tirent leur épingle du jeu dans le bon wagon au petit jeu de l’aspiration. La Grac de Dayan est en retrait mais Denis se bat comme un diable. Le combat est intense, la lutte à son paroxysme, une ambiance hostile s’installe peu à peu…Au 13è tour Wolleck sort violemment en haut de la montée. Devant les stands, après le 14è tour, le panneauteur de Dayan ne voit plus son pilote repasser, les hauts parleurs sont inaudibles avec le vacarme des moteurs, un frisson s’empare des membres et proches de son équipe… Denis attaquait la descente, il enroula le début de la courbe des six frères quand une pièce cassa à gauche sous sa voiture qui partit tout droit au lieu de poursuivre sa parabole habituelle. Le pilote monta sur ses freins sachant qu’il ne pouvait plus rien faire qu’attendre le choc, tout s’était passé en quelques secondes...Tout devint noir …Indéfiniment, inexorablement …Un effroyable choc…L’équipe Grac est accablée…La course continue…Le sort s’acharne, dans le dernier tour onze pilotes jouent la victoire dans un paquet où on tente le tout pour le tout, cinq s’accrochent à 500m de l’arrivée, Salomon tape violemment. Les commissaires le transportent inanimé, Jean Luc décédera au poste médical du circuit…Denis succombera à ses blessures dans la nuit du lundi au mardi suivant la course dans sa chambre d’hôpital. Bob s’en sortira avec une facture au bras…La camarde, dans sa fureur, l’avait heureusement manqué. Ce fut une course folle en cet après midi du 28 juin 1970.

    SdS

     

     

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                                        virage des Six Frères / Denis Dayan vient d'être évacué vers l'hôpital. 

    Photos : http://denisdayan.ddbsi.fr/ /DR /D.Dayan en route à jamais vers le nouveau monde/ Grand Prix F.3 des Essarts 28 /06/70              

     

     

  • Tire sur la bride Pedro! C'était il y a cinquante ans...

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    Nous sommes le 7 juin 70 dans les Ardennes belges près d’une célèbre ville d’eau sur un superbe circuit naturel. Dixième tour de course au freinage de la Source, les deux leaders après s’être débarrassés de quelques clients sérieux dont Stewart et Rindt, freinent au même point tirant une trajectoire identique pour plonger en direction de l’eau rouge, accélération et trajectoire de siamois dans la montée du raidillon, ligne droite durant laquelle l’homme à l’auto rouge songe peut-être que son V8 s’essouffle face au V12 de son concurrent. Ce dernier freine tard, aucun signe de faiblesse de ce côté, son châssis est stable, il avale la Combe et Burnenville enchaînant la nouvelle chicane de Malmedy comme une fusée. Dans Masta et Stavelot c’est Pedro le maestro. Au retour par la carrière et Blanchimont il se croit dans sa 917…Pour le passer, il faut résoudre la quadrature du Circuit de 14km100 mais il reste suffisamment de tours pour espérer que quelque chose se dégrade sur sa monoplace blanche …

    Les tours se répéteront à allure infernale, l’écart entre les deux hommes ne variant qu’imperceptiblement. Rien ne changera, aucun avatar ne viendra perturber la ronde des  deux pilotes exotiques, oiseaux coureurs à l’instar du géo coucou mexicain et de l’aptéryx néo-zélandais, deux volatiles qui usurpent leur classification, préférant crapahuter que prendre l’air. Ces deux gros cœurs, nullement impressionnés par les longues courbes dangereuses d’un des juges de paix de l’époque, contrôlent de jolis travers comme en attestent les photos du reportage. Ils livreront  un mano à mano si spectaculaire et indécis jusqu’aux derniers hectomètres ! Un sacré spectacle j’imagine, vu du bord de la piste…Que je n’ai pas eu le bonheur de vivre in situ mais de rêver à quinze ans entre les lignes du reportage de l’Auto-journal…Lignes tendues pour Chris Amon dans la trajectoire et derrière la boîte du Mexicain

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    …Une attente fébrile pour le spectateur scrutant le prochain passage, une victoire en suspens,  tout le loisir de tenter d’inverser le cours des événements à coups d’imprécations sous le casque blanc orné de rouge et bleu : « tire sur la bride Pedro !!

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    Un Grand Prix au duel haletant  (GP de Belgique 1970 Spa-Francorchamps - vécu par procuration - 1er Pedro Rodriguez- 2ème Chris Amon à 1’’1-  3ème  Jean Pierre Beltoise à 1'43")

    PS (2020)

    Photos; DR

  • Le temps des impudiques (du paddock)

    Dans les années soixante-dix les F1 se dévoilaient volontiers au contraire des voitures actuelles cloîtrées dans leur bunker aseptisé...

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