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Souvenirs d'outre stand

  • Close compagny...Photo du dimanche

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    Close Company

    Circuit de Watkins Glen (US-1970): une petite compagnie en pleine effervescence, pousse-toi de là que j’m’y mette ou la Close company comme le stipule la légende du cliché ! Porsche 917 et Ferrari 512 au fourneau ! On ne lésine pas sur les moyens mais on garde son sang froid tout en assurant le spectacle. Des pilotes déterminés mais qui se respectent, les protagonistes sont des gentlemen sachant ne pas dépasser les limites de l’irréparable.

    PS

    Photo:DR (cliquer pour agrandir)

  • François, Patrick, Jean Pierre et les autres...Les trois mousquetaires.

    1973, le Grand Prix de Pau est sauvé, le maire de la cité, André Labarrère, a réhabilité sa piste. Les normes exigées par la CSI sont en place. Les bottes de paille ont disparu, les rails assurent une  protection relative pour les pilotes installés dans leurs fragiles monoplaces. La société ELF a apporté un soutien financier non négligeable à la célèbre épreuve hexagonale. Ce 6 mai en début d’après midi François, Patrick,  Jean Pierre et les autres se positionnent sur la grille de départ…

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  • L'homme le plus rapide...Monza 71

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    Les Tifosi sont remontés. Après le succès de Regazzoni en 70, ils espèrent une nouvelle victoire rouge. D’autant que Ickx n’a échoué que pour 42/100è dans la conquête de la pôle.  Amon (matra MS 120C ) a tiré parti de son V12 et réalise le meilleur tour en 1’22’’40.Les ailerons ont adopté une taille de guêpe ou sont restés au box comme c’est le cas pour le plateau avant des March 711 dont celle d’Henri  Pescarolo (Williams )qui réalise 1’23’’77, 10è temps, 5è ligne.

    Henri affectionne les circuits rapides…Il va se battre et n’amusera pas le terrain au point d’obtenir le meilleur tour absolu en 1’23’’80.

    Au premier tour « Riton » passe la ligne en 7è position, il va rétrograder progressivement au gré des aspirations inspirées des pilotes qui l’entourent : il est 13è au neuvième tour lorsqu’il bat le  record. Il navigue à la 9è place entre les 18è et 28è tours puis replonge …12è entre les 30è et 37è tours. Il est 13è lorsque notre flegmatique pilote de F1 renonce au quarantième tour, trahi par sa suspension…

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    Ce GP, comme souvent ici, fut une épreuve en pelotons où l’aspiration tint le rôle de leitmotiv. Les Ferrari casseront leur moteur …….. Course haletante, « faîtes vos jeux, rien ne va plus…» le bon wagon en fin de course se compose de Gethin (BRM) ,Peterson(March), Hailwood (Surtees), Cevert (Tyrrell)  et Ganley (BRM) : tout ce petit monde termine dans l’ordre et dans un mouchoir de 61/100 de seconde, du jamais vu à ce jour !

    Amon, éternel malchanceux, verra ses chances ruinées quand en arrachant un tire-off sa visière s’envolera. Il perdra le contact et finira sixième. L’anglais Gethin avait donc tiré le bon numéro de cette loterie italienne !

     

    GP d’Italie 71 : 5/9/71 Pescarolo abandon au 40è tour /record : 1’23’’80,  neuvième tour, moyenne : 247.016km/h .

    PS

    Photos :  DR (cliquer sur les photos)

  • Un trou dans le programme...

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    Catherine est une jeune commerciale travaillant dans le prêt-à-porter. La société Golden Lady lui propose de l’embaucher pour le poste de chef des ventes région sud-est.

    Notre bretonne, toute émoustillée devant cette possibilité de promotion note fiévreusement son rendez-vous avec le chef des ressources humaines de la boîte.

    Guillerette au volant de son auto, elle s’apprête à enquiller cinq cents kilomètres, préférant cela au train à cause des mateurs qui ne manquent aucune occasion de lorgner avec insistance les jolies jambes que ses minis jupes ne cachent que parcimonieusement. 

    Cinq cents bornes ça use sa petite femme et le collant n’a pas résisté ! Elle qui met un point d’honneur à mettre en valeur ses gambettes ! Un comble pour une future responsable des ventes des bas Golden Lady ! Juste à l’heure, n’ayant pas pris la précaution d’en prendre un de rechange, notre Catherine dut se résoudre à ôter sa seconde peau et se présenter jambes « nues » devant son interlocuteur. 

    L’entretien se passa fort bien et le chef des ressources humaines fit abstraction de cette « anomalie » qu’elle ressentait comme une vraie faute de goût.

    Catherine fut retenue pour le poste qu’elle convoitait…

    PS

    Photo:  DR

  • La voiture aspirateur

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    La compétition automobile à la fin des sixties : alors que la majorité des ingénieurs se concentraient sur l’aérodynamique externe, gréant les autos de force ailettes, dérives, ailerons… Jim Hall, californien astucieux, eut l’idée géniale de la voiture aspirateur. Il monta sur son prototype Chaparral V8 Canam (Championnat Canada Amérique) un moteur deux temps auxiliaire actionnant deux ventilateurs destinés à aspirer l’air sous la voiture afin de créer une dépression et «coller » son châssis à l’asphalte.

    Le système est optimisé par l’adjonction d’une « jupe » en Lexan élastique autour de la partie arrière de l’engin. Elle contribua à étanchéifier le vide crée sous l’auto, l’ensemble fut bougrement efficace. La tenue de route de la Chaparral était bien supérieure à celle de ses concurrentes, son efficacité proportionnelle à la laideur de sa carrosserie cubique.

    Les inconvénients de ce système, il en fallait, c’était qu’on devait compter sur la fiabilité de deux moteurs à la fois, on doublait donc les risques de problèmes mécaniques et puis les ventilateurs projetaient poussière et graviers sur les pilotes suiveurs.

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    Les compétiteurs de Chaparral firent tout pour réclamer l’illégalité de ce système vis-à-vis du règlement de la Canam, ils eurent gain de cause. Cette idée géniale fut reprise en Formule 1 chez Brabham en 78. Elle permit à Niki Lauda d’imposer sa monoplace haut la main lors du Grand Prix de Suède. La Fédération Sportive Automobile internationale s’empressa …d’aspirer l’idée en décrétant ce point technique illégal !

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    PS

    Photos: DR

     

  • Tire sur la bride Pedro! C'était il y a cinquante ans...

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    Nous sommes le 7 juin 70 dans les Ardennes belges près d’une célèbre ville d’eau sur un superbe circuit naturel. Dixième tour de course au freinage de la Source, les deux leaders après s’être débarrassés de quelques clients sérieux dont Stewart et Rindt, freinent au même point tirant une trajectoire identique pour plonger en direction de l’eau rouge, accélération et trajectoire de siamois dans la montée du raidillon, ligne droite durant laquelle l’homme à l’auto rouge songe peut-être que son V8 s’essouffle face au V12 de son concurrent. Ce dernier freine tard, aucun signe de faiblesse de ce côté, son châssis est stable, il avale la Combe et Burnenville enchaînant la nouvelle chicane de Malmedy comme une fusée. Dans Masta et Stavelot c’est Pedro le maestro. Au retour par la carrière et Blanchimont il se croit dans sa 917…Pour le passer, il faut résoudre la quadrature du Circuit de 14km100 mais il reste suffisamment de tours pour espérer que quelque chose se dégrade sur sa monoplace blanche …

    Les tours se répéteront à allure infernale, l’écart entre les deux hommes ne variant qu’imperceptiblement. Rien ne changera, aucun avatar ne viendra perturber la ronde des  deux pilotes exotiques, oiseaux coureurs à l’instar du géo coucou mexicain et de l’aptéryx néo-zélandais, deux volatiles qui usurpent leur classification, préférant crapahuter que prendre l’air. Ces deux gros cœurs, nullement impressionnés par les longues courbes dangereuses d’un des juges de paix de l’époque, contrôlent de jolis travers comme en attestent les photos du reportage. Ils livreront  un mano à mano si spectaculaire et indécis jusqu’aux derniers hectomètres ! Un sacré spectacle j’imagine, vu du bord de la piste…Que je n’ai pas eu le bonheur de vivre in situ mais de rêver à quinze ans entre les lignes du reportage de l’Auto-journal…Lignes tendues pour Chris Amon dans la trajectoire et derrière la boîte du Mexicain

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    …Une attente fébrile pour le spectateur scrutant le prochain passage, une victoire en suspens,  tout le loisir de tenter d’inverser le cours des événements à coups d’imprécations sous le casque blanc orné de rouge et bleu : « tire sur la bride Pedro !!

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    Un Grand Prix au duel haletant  (GP de Belgique 1970 Spa-Francorchamps - vécu par procuration - 1er Pedro Rodriguez- 2ème Chris Amon à 1’’1-  3ème  Jean Pierre Beltoise à 1'43")

    PS

    Photos; DR

  • 1972 La course en bleu #12 à relire

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    USA  /  

    Comme prévu, le chant du cygne pour Amon et Matra a lieu sur le circuit de Watkins Glen : Amon se qualifie septième mais que va-t-il donc lui arriver ? Une soupape dès le départ va décider de casser, tout le monde le déborde en début de course, ce qui va confiner le kiwi à une course plus qu’anonyme. Il remonte péniblement avec son moteur malade pour échouer à une quinzième place imméritée. Ainsi s’achève l’épopée Matra F1. La suite de la carrière d’Amon ne sera pas à la hauteur de son talent de pilote : il va se fourvoyer dans la jeune écurie Tecno en 73 puis tenter l’aventure de la construction d’une F1 qu’il pilotera en 74 sans succès tant l’auto était médiocre. Il va se réveiller en 75 et surtout 76, années durant lesquelles il court en F1 sur une Ensign assez réussie.

    Après quelques bonnes performances il est victime d’une violente sortie qui le fragilise de même que le secoue l’accident de Lauda en Allemagne. Il abandonne la F1 à la fin de l’année 76. Après une course Canam début 77 il raccroche son casque et rentre en Nelle Zélande pour s’occuper de la ferme paternelle. Amon fut qualifié d’éternel malchanceux…Pas si sûr, sa chance fut de rester en vie à l’issue de 14 années de course durant lesquelles la faucheuse a beaucoup trop  fonctionné. 

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    Le brésilien Fittipaldi champion du monde au côté de Chapman (droite) le patron Lotus

    SdS

    Photos : DR

               

  • 1972 La course en bleu #11 à relire

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    Canada / 

    L’équipe Matra F1 entame morose la campagne Nord américaine, l’épée de Damoclès lui pend au nez. Jean Luc Lagardère devrait annoncer l’abandon du programme F1 en 73 pour se consacrer aux protos. Matra veut battre Ferrari et se concentrera sur cet objectif qui s’avérera gagnant.

    Amon se qualifie dixième, il n’y croit plus. Il va réaliser une course sans panache pour obtenir une sixième place. Un résultat très moyen. Stewart gagne sur une Tyrrell en progrès. En lisant avec retard le compte rendu de la course sur mon magazine préféré, je ne me fais donc plus d’illusion.

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    Stewart vainqueur à Mosport

    SdS

    Photos:  DR

     

     

  • 1972 La course en bleu #10 à relire

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    Italie   / 

    Toujours à l’aise à Monza, mon pilote préféré partira en première ligne aux côté de Jacky Ickx. Il manque la pole pour 4/100 de seconde, jolie perf, je me surprends à espérer le meilleur.

    Au matin du Grand Prix, mes doigts restent croisés inexplicablement ! Toujours un peu fébrile au départ, Amon passe cinquième à l’issue du premier tour et remonte avec application pour prendre la troisième position au 17è tour derrière Ickx et Fittipaldi, position qu’il stabilise jusqu’au 37è. Les trois pilotes ont semé le reste du peloton. Mes doigts sont toujours croisés ! Hélas ça ne servira à rien, ses freins sont à l’agonie et il doit rentrer au stand probablement avec une grosse boule dans la gorge. C’est un pilote maudit…Après l’abandon malheureux de Ickx sur panne de batterie, Fittipaldi confirme, sa victoire lui assure définitivement le titre de  Champion du monde.

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    Fittipaldi coiffe la couronne mondiale

    SdS

    Photos:  DR