Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Jack Brabham

    Jack-Brabham-2.jpgJack Brabham est né à Hustville en Australie le 2 avril 1926. Le jeune garçon est passionné de mécanique et prend le volant très jeune. Il se lance dans les affaires en 1946 en gérant un garage de réparation mécanique, il pilote en parallèle puis rencontre Ron Tauranac, préparateur en compétition. Tous deux vont s’associer. Brabham court en Australie. En 1954, il se distingue au Grand Prix de Nelle Zélande. Remarqué par John Cooper, ce dernier lui propose un volant F1 ponctuel en Europe. L’Australien pilote aussi en F2 sur Cooper, il remporte 13 courses dans la spécialité entre 1957 et 1960. Il finit 4ème en 1958 au GP de Monaco F1. C’est en 1959 qu’il gagne son premier Grand Prix encore à Monaco puis le GP de Grande Bretagne. Sa régularité paya puisqu’il s’adjuge le Championnat du monde sur l’excellente et compacte Cooper Climax qui imposera le moteur central arrière.

    1960jack_brabham__cooper_t53_.jpg

    Ses 5 victoires en 1960 lui permettent d’empocher un deuxième titre. Il fera  preuve au cours de sa carrière d’un pilotage viril que ses adversaires contesteront parfois car à la limite de l'esprit sportif.   

    Après une saison 61 décevante, Brabham et Tauranac fondent Motor Racing Developments qui mènera à la création de la Brabham BT3 débutant la F1 en 62. « Black Jack » marque ses premiers points en course sur sa propre voiture. En 63, il finit second au Mexique. C’est en 1964 que sa voiture enregistre une première victoire mais aux mains de son équipier Gurney qui récidive cette même saison.

    Après une saison 65 difficile, la Brabham 1966 à moteur Repco va propulser Jack sur la plus haute marche au Championnat du monde F1.

    Jack-Brabham-Team.jpg

    C’est la première fois qu’un pilote y triomphe sur sa propre voiture, une performance encore inégalée jusqu’à nos jours. En 67 L’Australien se fait souffler le titre par son propre équipier Dennis Hulme. Cette année-là Brabham teste de nombreuses modifications sur sa voiture, il en pâtit car la fiabilité de celles-ci n’est pas au rendez-vous alors que Hulme conserve les solutions éprouvées.

    Le moteur Repco ne fait plus le poids en 68 face au Cosworth. Brabham adopte ce dernier en 69 mais c’est Jacky Ickx qui remporte 2 victoires sur la Brabham BT 26. La saison 70 sera la dernière de Jack qui prend de l’âge, il remportera sur la belle BT 33 le premier GP de l’année mais sera bousculé par l’émergence de  jeunes talents.

    1970_Brands_Hatch_Race_of_Champions_Jack_Brabham_BT33.jpg

    Pour preuve, en tête du GP de Monaco, il tape le rail dans le dernier tour sous la pression de Rindt qui l’emporte. En tête du GP de Grande Bretagne il échoue en vue de l’arrivée sur panne d’essence. Il raccroche son casque en fin de saison et fête son départ par une dernière victoire aux 1000km de Paris sur Matra en compagnie de François Cevert.

    Brabham continuera à courir en course historique, sera anobli (distinction de Sir) par la reine d’Angleterre en 1979. L’Australien vient de s’éteindre le 19 mai dernier à l’âge de 88ans.

    Jack Brabham / triple Champion du Monde de Formule 1 (1926-2014) 

    SdS   /  Photos : DR      

     

     

  • L'équipage 69 ne verra pas...#2

     

     l'équipage 69Le « Rocky » Hiroyuki s’acquitte parfaitement de sa tâche, au moment de passer le relai à son collègue Koji Yamanishi, sa monture roule en quarantième position après deux heures trente de course. Atsushi suit la passation, il vient de s’hydrater et a grignoté un peu, il interroge Hiroyuki sur la tenue de la voiture puis rassuré s’assied devant un moniteur TV. Le jeune japonais a hâte de reprendre les rênes, il ira demander à son team manager s’il est possible  d’accélérer le rythme en début de soirée. Il faudra attendre, Koji est parti pour un double relai avec la consigne de suivre le tableau de marche…

     

    Au bout de quelque temps sur le coup de 20H, le pilote dans une portion rectiligne des Hunaudières voit la température d’eau et d’huile augmentée, il prévient son stand et s’arrête. Les mécanos découvrent immédiatement une fuite sous le radiateur. On fait pivoter la voiture pour la rentrer dans le box. Atsushi a senti tout de suite la poussée d’adrénaline sous son torse, ses espoirs d’attaquer en début de soirée vont-ils être remis en question ? Un long arrêt se profile en ce début de soirée, il faut vidanger, démonter, changé le radiateur puis rétablir le circuit…L’auto repart vers 22H, sort de la voie de remise en vitesse, tourne sur la Dunlop alors qu’une Audi se faufile sur sa gauche. Quelque temps plus tard, son pilote éprouve des difficultés lors des passages de vitesse. Perturbé par ce problème, Koji se loupe à la chicane Playstation endommageant une aile avant, il prévient son stand et rentre.

    l'équipage 69

    Les mécaniciens s’affairent, quinze minutes sont encore perdues, les techniciens suspectent l’embrayage après avoir recueilli les sensations de leur pilote. Koji reprend la piste éprouvant  de plus en plus de mal à monter et descendre les vitesses. Dans ces conditions, le pilotage de sa voiture s’avère extrêmement délicat. La 69 s’arrêtera puis repartira plusieurs fois sans avoir recouvré l’homogénéité de sa transmission, peu après minuit, elle abandonne officiellement. Maltraitée par l’embrayage défaillant, la boîte a rendu l’âme. Au fond du stand, Atsushi range son équipement… L’équipage 69 ne verra pas le soleil levant sur le circuit de la Sarthe.

     

    l'équipage 69

     

     Photos: DR

    Lamborghini Murciélago n°69 cat LMGT1 /Japan Lamborghini Owners Club/24 H du Mans 2010/ Abandon après 138 tours couverts/Pilotes: Koji Yamanishi -Atsushi Yogo – Hiroyuki Liri .

    SdS       

     

  • L'équipage 69 ne verra pas...#1

    L’équipage N° 69 ne verra pas le soleil levant…

     

    jloc a.jpg

     l'équipage 69

     

     

     

     

     

     

    A l’approche des 15 H, Atsushi Yogo s’élance pour le tour de formation derrière le gros du peloton des 55 voitures composant le plateau des 24 Heures…

    La belle sonorité du V12 résonne sous son casque. Après avoir enlacé la chicane Dunlop puis l’esse du Tertre, il attaque les Hunaudières, les platanes défilent se reflétant sur son pare brise. Il songe au prochain passage, il faudra composer avec le trafic en adoptant le rythme soutenu prévu par le plan de marche de l’équipe. Atsushi, au passage de Mulsanne, espère que la belle Lambo ne s’arrêtera pas définitivement au box comme l’année précédente à l’issue du premier tour. En virant à Arnage, il fixe l’arrière de l’Aston le précédant. La LP 670R-SV enchaîne les virages Porsche, Atsushi ne s’y fera jamais, l’émotion étreint sa carcasse à l’approche de la ligne des stands. La double chicane Ford se profile surplombée du bateau amiral, la tour de contrôle du circuit. Les pneus avant de la belle noire lèchent les vibreurs, le pilote écrase l’accélérateur, libérant les décibels harmonieux du V12. C’est parti, son esprit n’a plus le temps de musarder, il se concentre sur le pilotage, les trajectoires, l’environnement immédiat de la machine. La ronde échevelée a commencé, le regard du timonier de la 69 ne quitte la piste que pour visionner le panneautage devant la ligne des stands mais Atsushi conserve la vision périphérique du bord de piste, des zones spectateurs comme un arrière plan figé. Les tours s’enchaînent, le pilote répète fidèlement sa partition sur chaque secteur, il s’est offert un dérivatif en doublant l’Aston 92… Son équipe l’encourage par radio…Le panneau « Safety Car » est brandi par un commissaire, la course neutralisée, la sortie d’une LMP1 oblige le pilote de la Lambo à ralentir pour suivre le rythme des autos le précédant. Les pneus baissent en température, Atsushi louvoie régulièrement pour les maintenir à un niveau suffisant, il faudra se méfier lors de la remise en vitesse. La course reprend, le pilote relance sa machine comme ses automatismes…Panneau Box, le pilote de la 69 couvre son dernier tour avant le premier ravitaillement, freinage avec un petit coup de volant à droite, les mécaniciens s’affairent autour de l’auto, la portière droite s’ouvre, on lui demande si tout va bien, Atsushi acquiesce et vérifie le niveau de  son bidon de boisson, il reste au volant, assurant comme prévu deux relais. La perche se relève et la Lambo reprend la ronde en sortant de la zone de remise en vitesse pour braquer sur la Dunlop tandis qu’une Peugeot tangente tout en frôlant la belle noire sur la gauche. Le pilote japonais roule à droite sur les secteurs rectilignes et surveille son rétro avant chaque freinage, reflexe systématique pour un pilote de GT. Sur les courbes rapides, la trajectoire unique oblige les pilotes les plus rapides à composer avec leur survitesse face aux autos plus lentes. La "belle noire" roule parfaitement mais les Porsche GT2 les plus véloces s’avèrent de coriaces adversaires….            

    Jloc stands.jpgLa fin du relai approche, on demande par radio à Atsushi de stopper dans deux tours. Satisfait de son parcours, ayant piloté juste dans le rythme défini par l’équipe en début de course, le pilote visionne le panneau « 69 box » et en termine avec ses cent premières minutes de course. Moteur coupé, la portière s’ouvre, il se dégrafe puis aide son coéquipier Hiroyuki à se harnacher, à fixer son récipient de boisson. Casque ôté, Atsushi entre dans un autre monde, celui de son stand d’où résonne le passage des autos, le chef de stand lui tapote l’épaule, il rêve déjà de son prochain relai, espérant qu’on lui demande d’élever le rythme. Atsushi s’allonge sur un transat, se détend en fixant les images de la course sur le moniteur. C’est à Hiroyuki d’assumer la suite du parcours, ce sont ses premières 24H, on ne lui demande d’abord qu’un relai de cinquante minutes, il n’en mène pas large et se concentre sur le trafic, prenant confiance petit à petit, Hiroyuki ne met que deux tours pour rouler au même rythme que son prédécesseur. Le Team manager de l’équipe en prend acte avec un petit sourire.

    LAMBO JLOC.jpg

    A suivre...

     

                                               l'équipage 69

    Photos: DR /Lamborghini Murciélago n°69 cat LMGT1 /Japan Lamborghini Owners Club/24 H du Mans 2010/ Pilotes: Koji Yamanishi -Atsushi Yogo – Hiroyuki Liri .

    SdS     

     

              

     

     

  • De passage...

    Remember Sebring... 1970 ...Les photos parlent mieux que les mots...

     

    12Ferrari-sebring - Copie.jpg  Ferrri 512S                                                                  

            13P917 Sebring70 - Copie.jpgPorsche 917        

                                                       P908sebring70-porsche-908_ - Copie.jpgPorsche 908 Spyder      Alfa 33 Sebring 70 - Copie.jpgAlfa Roméo 33/3                        

    cevert - Copie.jpg Matra 650

                               sebring70-corvette 10è - Copie.jpg Chevrolet Corvette  

       sEB corv 70 - Copie.jpg  Chevrolet Corvette                                                           

     

    sds                                                                                                                                      

    Photos: DR  /12H de Sebring 1970                                                                                          

     

  • Crash à Silverstone

    CRASH GB 73.jpg

    Juillet 73, circuit de Silverstone. Un jeune loup de la F.1, le sud africain Jody Scheckter fait son trou dans la discipline. Engagé par l’équipe Mc Laren depuis le début de la saison, il provoque des étincelles dans les deux sens du terme.

    Scheckter silv.jpg

    Son pilotage inné semble parfois un peu forcé, il paraît flirter trop souvent avec la limite. Ses performances sont spectaculaires, ses sorties aussi. Après un accrochage avec Fittipaldi au dernier Grand Prix de France, en ce début juillet, il va défrayer la chronique en F.1 et provoquer involontairement (on le saura plus tard) un « joli » carambolage sur le circuit anglais.

    silverstone73.jpg

    Alors qu’il entame en 5è position le deuxième tour du Grand Prix, il glisse en fait sur une plaque d’huile non repérée au milieu de la ligne droite des stands, se met en travers et provoque l’effet d’une boule lancée sur un jeu de quilles. Une dizaine de pilotes s’accrochent alors que miraculeusement beaucoup évitent la Mc Laren en travers de Scheckter. Le GP sera stoppé et repartira avec un tiers de participants en moins.

     

    Coté pilotes, il n’y eu pas trop de casse sauf pour l’italien De Adamich (1er plan à droite première photo) qui s’en sort à moindre mal, si l’on peut dire, avec deux jambes fracturées.

    SdS

    Photos : DR / Grand Prix d'Angleterre F1 1973  /

    pho-jody-74.jpg

    Jody Scheckter