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  • Central Park

     

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    Un polar à couper le souffle. Guillaume Musso a concocté une folle intrigue aux rebondissements multiples. Le lecteur effectue un périple endiablé au fil des pages de ce roman dont le dénouement est particulièrement déroutant... Les deux personnages centraux s'éveillent un matin, menottés sur un banc de Central Park. L'une est flic à Paris, l'autre pseudo pianiste américain en tournée à Dublin...place à l'action!...Avis aux amateurs d'aventures rocambolesques comme l'on disait au siècle dernier!...

    P.S.

    Central Park, Guillaume Musso, XO Editions, 2014/

  • 24 Heures du Mans 1988 / 11 - 12 juin

     Départ de Mansell à l'issue de la saison 92, retraite d'Alain Prost fin 93, disparition de Senna en 94, la Formule 1 nous semble terriblement orpheline. A partir de 1995 notre motivation migre du côté des 24 H du Mans qui nous ont attirés sur le terrain depuis 1988... 

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  • Mike Hailwood

    Mike Hailwood

    A l’instar de son compatriote John Surtees, Mike Hailwood fut champion motocycliste avant de s’engager en sport automobile. Le pilote britannique fut titré quatre fois champion du monde en catégorie 500cc entre 1962 et 65.

     

    Il s’essaya à l’automobile sous l’instigation de Reg Parnell qui lui confie une F1 en 63. Il participa à deux courses sur une Lotus puis une Lola aux grands Prix d’Angleterre et d’Italie. Durant l’année 64 il dispute une saison complète sur Lotus BRM, il va obtenir un bon classement à Monaco et marquer son premier point en Grand Prix. Courant dans deux disciplines simultanément, Mike a du mal à concilier ses deux carrières, il privilégie la moto en 65. Inscrit au GP d’Angleterre cette année-là, il ne peut prendre le départ de la course pour des raisons techniques.

    Mike Hailwood

    Cette première période ne permit pas à « Mike the bike » comme on le surnomme de briller en monoplace. La structure privée de Parnell ne lui fournit pas de voitures particulièrement compétitives.  Le pilote a cependant acquis de l’expérience.

    Une fois le casque moto raccroché, Mike va se concentrer sur sa carrière automobile. Hailwood court en endurance, il enregistre une belle troisième place aux 24H du Mans en 69 sur une Ford GT 40.

    C’est en 1971 que John Surtees ancien champion motocycliste converti à l’auto puis devenu constructeur lui confie en F1 sa Surtees TS 9, il finit quatrième à Monza  lors d’une course échevelée dont l’arrivée se dispute « dans un mouchoir ».  La saison suivante Mike dispute une saison complète finissant à la huitième place du Championnat Mondial toujours sur une Surtees. C’est encore  en Italie qu’il obtient son meilleur résultat, une deuxième place à Monza. Le britannique remporte 3 victoires en Formule 2 cette année-là, les pilotes d’alors cumulaient plusieurs spécialités, il devient Champion d'Europe de la spécialité. 

    Mike Hailwood

     

    La saison 73 sera plus difficile pour ce qui concerne la F1. Disputant le Championnat d’endurance en parallèle sur Mirage Ford, il gagne les 1000km de Spa. En monoplace la Surtees ne lui permet pas d’obtenir de résultats probants. Pilote et homme valeureux, au GP d’Afrique du sud peu après un accrochage Hailwood tente de délivrer Reggazoni sonné dans sa voiture en flamme, il se brûle les mains mais avec l’aide des commissaires sort le pilote suisse de son cockpit.  Mc Laren l’engage l’année suivante tant il est devenu une valeur sûre dans la reine des formules. Equipier du futur Champion du monde Emerson Fittipaldi, Hailwood  se classe souvent dans les points.

    Mike Hailwood

     

    Il réalise un podium, une 3ème place en Afrique du sud mais va être victime d’un accident en fin de course en Allemagne sur le Nurburgring. Mike a une jambe cassée, un genou atteint et une rupture du tendon d’Achille… Il décide de raccrocher son casque à la suite d’une longue convalescence.

    Mike Hailwood

     

    Il reviendra à ses premières amours la moto, notamment en 1978-79 lors du Tourist Trophy qu’il remporta sur l’île de Man. Le temps était venu de cesser de prendre des risques et « Mike the bike » renonce ensuite définitivement à la compétition. Ironie du sort…Il décède à 40 ans lors d’un accident de la route en 1981 au cours duquel sa fille succomba également. 

    SdS

    Photos: DR

  • Carnets de Grand Prix #20

                      Grand Prix de Belgique / 26-27-28 août 94

     

    gp belgique 1994

     

    En 94 nous nous décidons à retrouver Spa mais notre motivation   est émoussée. Deux cadors ont quitté la F.1 . Prost a pris sa retraite après son 4è titre mondial et Mansell, remplacé par le français en 93, a émigré aux US pour courir en Indy car . A. Senna s’est tué à Imola début mai, la TV devant laquelle nous étions postés retransmit le drame en direct. Il restait Schumacher et Hill mais leur charisme n’atteignait pas celui des hommes précédemment cités.

                La pluie arrosa copieusement les spectateurs au cours des essais qui furent dominés par Barrichello et sa surprenante Jordan devant Schumacher(Benetton), Hill(Williams Renault), Irvine(Jordan) et Alesi(Ferrari). Le jour de la course le ciel ferma les vannes mais la piste lavée est peu adhérente et Schumacher qui a pris le large fait un tête à queue,  repart sans perdre la tête et domine la course jusqu’au drapeau à damier. L’allemand va prendre une douche froide lorsque après le podium il apprend son déclassement ! Lors de sa sortie de route il a en fait détérioré la cale de son fond plat qui ne mesure plus la cote obligatoire, sa voiture n’est plus conforme et malgré les réclamations de l’équipe Benetton, Schumi perd  le bénéfice de sa belle course, c’est Hill qui en profite et empoche les points de la première place.

     

    gp belgique 1994

     

     

    Schumacher va remporter le titre mais de manière douteuse, il sortit Hill au GP d’Australie précipitant l’issue de son duel avec l’anglais qui tentait de le passer.

     

                  Mes carnets de Grand Prix s’achèvent cette année-là pour un bon bout de temps*. Depuis 1988, les 24 H  du Mans devinrent une destination incontournable. Cette même année la lutte Porsche-Jaguar avait été magnifique et l’épreuve m’avait captivé. C’est vers la Sarthe que notre passion allait migrer à partir de 95.

     

    * j'ai repris "du service" en 2010 à Spa pour le GP de Belgique.

    SdS

     

    Photos: © GM / A. Senna à Spa en 1993... Hommage / Hill vainqueur SPA 1994 /

     

  • Gérard Ducarouge

     

    Après Jean Pierre Beltoise, Gérard Ducarouge nous a quitté...

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    Il fut un ingénieur et technicien du sport automobile de pointe. Sa carrière débuta chez Nord-Aviation puis il entra chez Matra. Il fut un pilier de la marque, particulièrement au département prototypes où il créa et fit évoluer les 650, 660 et 670-680 : trois victoires au Mans et deux Championnats du monde constructeurs.

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    Lorsque Matra cessa ses activités sport auto, Gérard Ducarouge n’eut aucun mal à retrouver un employeur. Il prit en charge la création de nombreuses Formules 1, chez Ligier, chez Alfa-Roméo puis Lotus où il forma avec Senna un duo en totale symbiose.

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    Il quitta Lotus peu de temps après le départ du brésilien chez Mc Laren. Sollicité par Enzo Ferrari en personne, il déclina l'offre car fidèle à son contrat avec Lotus. « Duca » travailla ensuite chez Larrousse puis retourna chez Ligier. Après 31 ans dans le milieu de la compétition, le décès de Senna en 1994, Ducarouge est saturé. Il pense prendre un peu de recul mais Matra automobile le réclame pour créer l’Espace F1 pour le compte de Renault.

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    Qui mieux que lui pouvait prendre en charge la création d’un tel engin!? L’ingénieur resta encore chez Matra pour développer des contrats internationaux en collaboration avec Renault, notamment en Asie.

    Travailleur acharné, Gérard Ducarouge accéda ensuite à une retraite méritée après ce parcours professionnel si riche. Pétri de qualités, humaines et professionnelles, il fut apprécié par tous les employeurs qui lui firent confiance. Un cancer est venu à bout de ce monument du sport automobile.

     

    Gérard Ducarouge (24.10.1941 – 19.02.2015) 

    SdS

    Photos:  1 @ Sutton   /  2-3  DR  / 4 @ GM 

     

     

  • Carnets de Grand Prix # 19

                Grand Prix de Belgique /27-28-29 Août 1993   

     

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    En 93 nous optons encore pour Spa, ce superbe circuit naturel. On y trouve de beaux secteurs où les F.1 nous en mettent plein les yeux : l’épingle de la Source, la descente vers l’Eau rouge, la compression du raidillon, les grandes courbes de Pouhou et Fagnes, Blanchimont le retour si rapide vers les stands, « l’arrêt bus » qui ralentit les monoplaces passant si près de notre regard. Un seul problème : le micro climat humide attirant facilement les nuages au dessus de la piste.

       Cette année-là Sainte H2o nous offre du répit, ouvrant une fenêtre sporadique à l’astre solaire. Alain Prost a fait son retour chez Williams Renault après une année sabbatique. Le soleil de Francorchamps serait-il un bon présage pour le français ? L’écurie championne en titre a engagé Damon Hill, le fils de Graham, pour le seconder.  Senna qui lorgnait vers l’équipe anglo-française se fit « doubler » et resta chez Mc Laren qui perdit Honda, revenant au V8 Ford Cosworth.

      

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    Prost et Hill occupent la première ligne à l’issue des essais. Prostichon s’empare du leadership dès le départ et mène avec autorité jusqu’au 30è tour. Nous commencions à percevoir quelques notes de la Marseillaise quand au jeu stratégique des changements de pneus Damon Hill prend le dessus grâce à un arrêt plus précoce, plus rapide. God save the Q. prend donc le relais de la composition de Rouget de L.Cependant le petit français mènera au mieux sa barque ou plutôt sa monoplace sur l’ensemble de la saison à la fin de laquelle il triomphe pour la quatrième fois au niveau mondial(7 victoires). Au crépuscule de cette saison, il sent le moment de passer la main sur ce succès et décide de prendre sa précoce retrait de pilote. De nouveaux horizons se dessinent, il prendra plus tard les rênes d’une écurie de F.1…Mais ceci est une autre histoire…

    SdS

     

    Photos:  © GM : 1 - Damon Hill   2 - Ayrton Senna