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De l'abêtissement du conducteur du 21ème siècle

                        

L’automobile est un fléau. C’est ce que tendent à démontrer les têtes (bien) pensantes, politiquement correctes et technocratiques de notre début de siècle. Alors que la bagnole naissait à la fin du 19ème siècle sous l’égide du modernisme, de  la liberté, de l’émancipation sociale de nos aïeux. Près de deux siècles plus tard, la voilà passée du Capitole à la roche tarpéienne.

Il faut dire que son âge d’or fut accompagné de quelques vices qui la desservirent. Accusée de tuer hommes et animaux, d’intoxiquer l’humain, de troubler la nature paisible et la quiétude de la  ville par sa pétarade… Passons les embouteillages urbains, les bouchons estivaux sur la Nationale 7 puis plus tard sur les autoroutes, la mise en cause des particules cancérigènes… Tous inconvénients difficiles à contester…Mais…

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Le yin ne pouvant se passer du yang que dire du plaisir de la conduite automobile? Cette propension à éprouver une satisfaction irrépressible à limer le bitume, imprimer ses trajectoires, freiner et s’extasier à libérer les chevaux vapeur vous propulsant allègrement sur l’asphalte…

 Une activité dépassée en ce début du 21ème siècle. Pour preuve cet élan sans précédent qui a pour but de placer le plus grand nombre possible de bâtons dans les roues de l’automobiliste. Un arsenal phénoménal. Hausse des taxes sur les carburants, limitation de vitesse et répression financière accrues, augmentation régulière des péages, des primes d’assurances, des frais de contrôle technique, multiplication des ralentisseurs « obstacles » et chicanes ridicules, parkings payants et amendes de stationnement en hausse, les pénalités pollution, bientôt péages aux entrées des grands centres urbains…Et d’autres encore à inventer...

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Où se trouve le salut de l’automobiliste « vache à lait » face à cette disgrâce majeure ? Le technocrate a trouvé des parades. La voiture électrique, connectée, l’aide tous azimuts à la conduite, la voiture autoguidée. La meilleure façon de transformer le conducteur en automobiliste corniaud.

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 En somme une profonde tristesse. Celle de l’homme réduit au voyageur benêt et passif dans sa bagnole transformée en salon roulant. Une totale régression, une platitude neurasthénique pour  l’amateur de volant cuir, de talon pointe, de contrôle de dérive, d’appréciation de trajectoire. Celui qui a décidé de contrôler son véhicule au mieux avec les outils que le créateur lui a dédié. Les yeux, les mains, les bras, les fesses, les jambes, les pieds et les neurones pour coordonner l’ensemble.

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Il est essentiel de ne pas se résoudre  à l’abêtissement de l’automobiliste, de garder le contrôle et le plaisir de l’automobile.

 

PS

Photos:  © GM

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