Le manceau qui demeure dans la mémoire de tous a marqué l’Histoire du sport automobile international. Il devint le premier pilote constructeur-artisan à remporter les 24 Heures du Mans. Jean Rondeau, c’est l’histoire un peu folle d’un pilote qui a eu l’idée de construire un prototype pour affronter les plus glorieux compétiteurs sur le circuit du Mans dans la course d’endurance la plus célèbre et la plus médiatisée au monde. Revenons sur ce cheminement qui mena l’homme originaire du Mans à réaliser cet incroyable exploit.
Archives Racing'memories (Coeuret)
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Jean Rondeau, un défi hors du commun
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Yves Courage, artisan pilote
Yves Emilienne Alias Courage appartient à la même génération que le plus jeune pilote du duo vainqueur de l’édition 1980 des 24 heures du Mans. Il a débuté après Jean Rondeau sur la piste mancelle. Après de nombreux succès en course de côte il participe à ses premières 24 heures en 77 sur une Porsche GT puis en 1981 remporte sa catégorie sur un proto Lola T298 2L BMW. Mais jouer dans la cour des grands sur une voiture de pointe est plus difficile..."Mon cursus de course de côte ne me permettait pas de décrocher un volant d’usine pour gagner : il fallut construire ma propre voiture"…
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Daytona 1970, Porsche s'envole
La Porsche 917 est née en 1969. Ce « phénomène », extrapolation de l’homogène 908 sa devancière, fut produit à 25 exemplaires comme la réglementation l’imposait. Elle représentait à l’époque l’aboutissement de l’offensive de la marque de Stuttgart dans la catégorie Sport. Un début de carrière difficile n’empêchera pas sa progression, mise au point laborieuse qui l’acheminera vers une insolente réussite. Avec Daytona 70 débute l' impressionnante série de succès.
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Matra aux 1000km de Monza 1970
Une course réussie
Nous avions laissé l’équipe Matra Simca en échec complet au Mans lors d’un article précédent. La saison sport prototype n’a pas été qu’une série de déceptions pour l’équipe française. Nous sommes fin avril et le calendrier amène les voitures participant à ce Championnat du monde sur l’autodrome de Monza…
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Echec et mat...ra
24 H du Mans 1970
La firme Matra connut une saison faste en 1969. L’équipe Tyrrell (Matra international) remporte le Championnat du Monde F.1 avec le châssis MS 80 mu par le Cosworth. J. Servoz Gavin empoche le titre européen de F2 sur la MS7. L’équipe fait bonne figure en catégorie sport prototype notamment au Mans où trois voitures sont classées aux quatrième, cinquième et septième places. Suite à cette période favorable 1970 ouvre les prochains enjeux de la firme de Vélizy. Le V12 maison équipe la nouvelle F.1 MS 120 et La victoire au Mans demeure le défi lancé par Jean Luc Lagardère...
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Rallye de Monte Carlo 1967- la vengeance des Mini
Janvier 1966, le Rallye de Monte Carlo tourne à l’affront pour l’équipe BMC. Les Mini Cooper victorieuses sont disqualifiées pour un problème de projecteurs non conformes à la série. Les phares supplémentaires des voitures britanniques ne sont pas munis du classique basculement route/croisement. C’est emplie d’une amère déception que l’équipe des “lillipuciennes” quitte la Riviera monégasque.
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24 H de Daytona 1967 - un air de vendetta
Au début des années soixante Ferrari est en proie à de sérieuses difficultés financières. Ford qui veut se faire un nom en Europe saisit cette occasion pour tenter d’acquérir l’entreprise transalpine. Les négociations Ford-Ferrari sont brutalement interrompues en 1963 par le "commandatore" qui a bien compris qu’il perdrait le contrôle de son entreprise, tant au niveau de la production de série que du département sportif. La prise de participation de Fiat, effective en 69 lui paraît la moins mauvaise des solutions pour pérenniser son œuvre. Après ces pourparlers les rapports du « Drake » avec "The Deuce"comme était surnommé Henry Ford II à Dearborn devinrent extrêmement tendus. En fait une passe d’armes qui ne pourra se poursuivre que sur la piste.
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Jean Pierre Jaussaud : "un gars bien"
Beaucoup de choses sont résumées dans ce qualificatif. Un pilote selon Henri Pescarolo d’une « droiture absolue », un homme « fidèle et humble ». « Il nous faisait penser à Jim Clark, un styliste, il avait toujours les bonnes trajectoires, n’était jamais en dérive », « il aurait mérité de monter en Formule un » … Tout est dit par le camarade de course de Jean Pierre Jaussaud.
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Jean Guichet le « mercenaire »
Lorsque Ferrari remporte les 24 Heures du Mans dès sa première participation par l’entremise de pilotes privés en 1949, Jean Guichet a 22 ans. Alors industriel dirigeant un atelier naval à Marseille il s’intéresse au sport automobile et participe à des rallyes dans sa région. Son intérêt va rapidement migrer vers le département de la Sarthe...
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Le jour de gloire du "gorille de Monza"
Vingt-neuvième tour de course. La pluie redouble, nombre de pilotes au volant de leur formule 1 ont frôlé tête à queue. Les conditions de piste sont devenues catastrophiques. Les organisateurs décident d’interrompre la course. La monoplace orange reçoit le drapeau à damier. Son pilote s’est porté en tête depuis onze tours. Des tours couverts de manière plutôt acrobatique. Il exulte mais en lâchant le volant une fois la ligne franchie perd le contrôle de sa monoplace qui va heurter le rail. Son train avant est faussé et le bouclier de la March bien froissé. C’est dans cet équipage que le vainqueur boucle son tour d’honneur.