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Post & Scriptum - Page 37

  • Champagne à Indianapolis

    Jules Goux 1913 Indy winner - Copie.JPG

         Ne rêvez pas…C’était il y a cent ans en 1913. A la veille du premier conflit mondial Peugeot va se mettre en évidence sur le célèbre speedway américain. Pour cette édition, les organisateurs mettent les petits plats dans les grands. Ils cherchent à donner une dimension internationale aux 500 Miles. Dans le but d’appâter pilotes et constructeurs du vieux continent des primes et récompenses financières inaccoutumées sont proposées aux européens. Ils mettent dans le mille et leurs émissaires envoyés en Europe décident une poignée de futurs participants. Peugeot, Mercedes, Isotta Fraschini et Sumbeam se lancent dans l’aventure d’autant plus que l’acheminement de leurs autos de l’autre côté de l’Atlantique ne leur coutera rien.

    Alors que les Américains produisent des voitures à soupapes latérales et régimes lents comme les Marmon et National victorieuses en 1911-1912, la firme française possède des références pour disputer ce challenge. Un moteur à double arbre à cames en tête de 7,6 L installé dans un châssis allégé. La solution mécanique est inédite à l’époque et les ingénieurs français qui se surnommaient « Les charlatans » se sont penchés sur un élément important : la chasse au poids, optimisant l’avancée technique moteur.  Les saisons 1912 et 1913 furent l’occasion d’une belle moisson de succès en Europe pour l’équipe Lion-Peugeot en catégorie Grand Prix.

    Indy est tout de même une autre histoire, les Européens vont-ils faire le poids sur l’anneau des 500 miles? Les essais confirment que Jules Goux qualifié en deuxième ligne de même que Zucarelli compteront parmi les favoris de la course. Les deux Peugeot se sont montrées en verve durant les « Qualifying».

    Les américains ne seraient-ils pas tombés dans leur propre piège?

     

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    Le 30 mai 1913, 100 000 spectateurs se pressent sur le Speedway pour assister à l’affrontement Etats Unis – Europe, une belle opération pour les organisateurs.  Goux prend la tête dès le départ, imprimant à la course un rythme échevelé. Des abandons se succèdent dont celui de la Peugeot de Zucarelli qui casse son vilebrequin au 18è tour. Jules Goux connaît des problèmes de pneus qui vont l’obliger à céder sa première place. Roulant grand train il reprend la seconde position après les 100 miles. Au 55è tour, l’arrêt pneus de Burman sur sa Keeton-Visconsin lui rend sa position de tête. A mi-course, un nouvel arrêt pneu le rétrograde en troisième place. La détermination et l’aisance en piste de l’homme vont le remettre en selle pour la victoire après 300 miles couverts. Malgré un autre arrêt pneus, Goux qui avait cédé encore la première place, reprend le commandement au 136è tour. Il va creuser l’écart sur Mulford et possède 12 mn d’avance aux 400 miles! Son manager lui demande d’assurer à partir de là. Le français va cependant franchir la ligne en vainqueur avec un bel avantage sur la Mercer copilotée par les Américains Wischart et De Palma, empochant le chèque de 20000 Dollars-or par la même occasion.

    1913 indy 500 - the pits 1.jpg

     

    Il faisait très chaud le jour de la course et la petite histoire raconte que Goux ne s’arrêtait pas aux stands exclusivement pour ravitailler en essence et changer de pneus. Le bonhomme de même que son mécanicien se rinçait le gosier avec une gorgée de champagne. L’anecdote est difficile à vérifier mais Jules aurait proclamé à la fin de l’épreuve : « sans le bon vin français, je n’aurais pu vaincre! » Le célèbre cru français aurait prodigué une légère euphorie lui permettant de tenir le rythme sans altérer pour autant ses réflexes…

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    Ne le répétez pas! La F.I.A pourrait annuler rétroactivement cette victoire en rendant la première place aux Américains!  A n’en pas douter ces derniers auront retenu deux leçons de ce succès : l’intérêt de la technologie du double arbre à cames en tête et les bienfaits du breuvage champenois (consommé avec modération).

    A noter que 100 ans plus tard, au mois de juin, Peugeot s’est illustré à nouveau aux US avec le talentueux Sébastien Loeb qui au volant de la 208 T16 PP a pulvérisé le record de la montée de Pikes Peak dans le Colorado.

     

    indy 1913

     

     

     

     

                             SdS

    Photos : DR / 500 miles d'Indianapolis 1913 / Pikes Peak 2013 /

     

  • Gunnar Nilson pilote courage

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    Après s’être essayé au pilotage en Suède, Gunnar Nilsson débute sérieusement la compétition automobile sur le tard à 24 ans passés en 1973. Il effectue deux saisons d’apprentissage en Formule super Vee  puis en Formule 3  Allemagne l’année suivante. Le  pilote suédois remporte en 1975 le très coté Championnat d’Angleterre de Formule 3(8 victoires), il gagne aussi 4 courses de Formule Atlantique britannique cette année-là. Muni de ce bagage, Gunnar saisit une opportunité, prévu chez March en F2 l’année suivante, il profite du départ précipité de son compatriote Ronnie Peterson quittant Lotus pour la firme de Bicester. L’équipe de Colin Chapman « récupérant » un Suédois contre un autre à la suite d’un accord avec March, il devient donc l’équipier de l’italo-américain Mario Andretti de retour dans l’équipe anglaise après son incursion, elle-même précipitée mais fugace, chez Parnelli en Afsud et aux USA Ouest. C’est l’occasion d’apprendre, d’affiner son pilotage en formule 1 sur la Lotus 77, une voiture peu compétitive en début de saison causant la valse des baquets citée plus haut mais qui va progresser au fil des Grands Prix.

    Nilsson.jpgTrès vite, son talent se révèle, il monte deux fois sur la troisième marche du podium au cours de la saison en Espagne et en Autriche, termine cinquième en Allemagne et sixième lors du dernier Grand Prix au Japon. Il s’octroie une honorable dixième place au Championnat du monde, entrant  dans la peau d’un vainqueur potentiel de Grand Prix. En 1977 Mario Andretti, après quelques courses, fait de l’innovante Lotus 78 à effet de sol une redoutable concurrente, la tenue de route de ce châssis surclasse la concurrence cependant la lotus est fragile. Nilsson épaule son chef de file mais lorgne sur la victoire au volant de son efficace machine. Il est maintenant capable de remporter un Grand Prix, en fera la démonstration lors du GP de Belgique dans des conditions climatiques exécrables, une pluie battante en début de course. Malgré un arrêt pneus et deux têtes à queue le Suédois vaincra, attaquant sans relâche. Fou de joie sur le podium, il  réalise un de ses rêves. En début de saison, Gunnar avait finit cinquième au Brésil et en Espagne, aprèsla Belgique il termine quatrième en France, troisième en Angleterre. La deuxième partie de la saison verra ses performances décliner, il ne marque plus de point, victime de son moteur en Allemagne et en Autriche, de sa suspension en Italie, d’accrochages en Hollande et aux USA, d’un accident au Canada, de sa boîte au Japon. Andretti gagne 4 Grands Prix mais Lauda s’adjuge le titre mondial cette année-là, Nilsson est classé huitième au Championnat du Monde.

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    Lors de la dernière course au Japon, Gunnar est victime de malaises, de saignements en sortant de son cockpit après son abandon sur rupture de boîte de vitesses. Il subit des examens qui révèleront plusieurs tumeurs au cerveau ainsi qu’au foie. Durant l’intersaison, le suédois se fait opérer, la presse parle d’hépatite. Lotus pour la saison suivante lui a préféré Peterson jugé plus rapide aussi Gunnar a t’il signé pour la nouvelle équipe Arrows, il ne courra pas. Le suédois se bat, avec une énergie surhumaine diront plus tard ses proches, contre un cancer qui prolifère  malgré les traitements (chimio-cobalt) que ses médecins lui administrent. Au cours de l’été 78, la maladie lui offre une trêve, le pilote F.1 refait une apparition au GP d’Angleterre dans son ancienne équipe, montrant un corps secoué par le mal. Heureux de retrouver l’ambiance de la course, il masque sa souffrance et conjure le sort en annonçant que son cancer est en voie de rémission. Le crabe avait reculé pour  mieux préparer une nouvelle offensive, fulgurante celle-ci. On le retrouve méconnaissable le 13 septembre 78 suivant le cercueil de son proche ami Ronnie Peterson fauché par une embolie graisseuse consécutive aux blessures subies lors de son accident du Grand Prix d’Italie. Gunnar, de sa chambre d’hôpital, émet le désir de créer une fondation de lutte contre le cancer pour aider les médecins à faire progresser la recherche, y consacre son énergie qui s’amenuise. En octobre, il s’éteindra à l’aube de sa trentième année. Gunnar sur son lit d’hôpital s’était voué jusqu’au dernier souffle à cette fondation que sa mère, Elisabeth, pérennisera et nommera « Gunnar Research Fund ».

    SdS

    Photos:  DR

     

     

  • Jack Brabham

    Jack-Brabham-2.jpgJack Brabham est né à Hustville en Australie le 2 avril 1926. Le jeune garçon est passionné de mécanique et prend le volant très jeune. Il se lance dans les affaires en 1946 en gérant un garage de réparation mécanique, il pilote en parallèle puis rencontre Ron Tauranac, préparateur en compétition. Tous deux vont s’associer. Brabham court en Australie. En 1954, il se distingue au Grand Prix de Nelle Zélande. Remarqué par John Cooper, ce dernier lui propose un volant F1 ponctuel en Europe. L’Australien pilote aussi en F2 sur Cooper, il remporte 13 courses dans la spécialité entre 1957 et 1960. Il finit 4ème en 1958 au GP de Monaco F1. C’est en 1959 qu’il gagne son premier Grand Prix encore à Monaco puis le GP de Grande Bretagne. Sa régularité paya puisqu’il s’adjuge le Championnat du monde sur l’excellente et compacte Cooper Climax qui imposera le moteur central arrière.

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    Ses 5 victoires en 1960 lui permettent d’empocher un deuxième titre. Il fera  preuve au cours de sa carrière d’un pilotage viril que ses adversaires contesteront parfois car à la limite de l'esprit sportif.   

    Après une saison 61 décevante, Brabham et Tauranac fondent Motor Racing Developments qui mènera à la création de la Brabham BT3 débutant la F1 en 62. « Black Jack » marque ses premiers points en course sur sa propre voiture. En 63, il finit second au Mexique. C’est en 1964 que sa voiture enregistre une première victoire mais aux mains de son équipier Gurney qui récidive cette même saison.

    Après une saison 65 difficile, la Brabham 1966 à moteur Repco va propulser Jack sur la plus haute marche au Championnat du monde F1.

    Jack-Brabham-Team.jpg

    C’est la première fois qu’un pilote y triomphe sur sa propre voiture, une performance encore inégalée jusqu’à nos jours. En 67 L’Australien se fait souffler le titre par son propre équipier Dennis Hulme. Cette année-là Brabham teste de nombreuses modifications sur sa voiture, il en pâtit car la fiabilité de celles-ci n’est pas au rendez-vous alors que Hulme conserve les solutions éprouvées.

    Le moteur Repco ne fait plus le poids en 68 face au Cosworth. Brabham adopte ce dernier en 69 mais c’est Jacky Ickx qui remporte 2 victoires sur la Brabham BT 26. La saison 70 sera la dernière de Jack qui prend de l’âge, il remportera sur la belle BT 33 le premier GP de l’année mais sera bousculé par l’émergence de  jeunes talents.

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    Pour preuve, en tête du GP de Monaco, il tape le rail dans le dernier tour sous la pression de Rindt qui l’emporte. En tête du GP de Grande Bretagne il échoue en vue de l’arrivée sur panne d’essence. Il raccroche son casque en fin de saison et fête son départ par une dernière victoire aux 1000km de Paris sur Matra en compagnie de François Cevert.

    Brabham continuera à courir en course historique, sera anobli (distinction de Sir) par la reine d’Angleterre en 1979. L’Australien vient de s’éteindre le 19 mai dernier à l’âge de 88ans.

    Jack Brabham / triple Champion du Monde de Formule 1 (1926-2014) 

    SdS   /  Photos : DR      

     

     

  • De passage...

    Remember Sebring... 1970 ...Les photos parlent mieux que les mots...

     

    12Ferrari-sebring - Copie.jpg  Ferrri 512S                                                                  

            13P917 Sebring70 - Copie.jpgPorsche 917        

                                                       P908sebring70-porsche-908_ - Copie.jpgPorsche 908 Spyder      Alfa 33 Sebring 70 - Copie.jpgAlfa Roméo 33/3                        

    cevert - Copie.jpg Matra 650

                               sebring70-corvette 10è - Copie.jpg Chevrolet Corvette  

       sEB corv 70 - Copie.jpg  Chevrolet Corvette                                                           

     

    sds                                                                                                                                      

    Photos: DR  /12H de Sebring 1970                                                                                          

     

  • Jim Clark

    Jim Clark, L’ « écossais volant » est né en 1936 à  Kilmany dans une famille de fermier aisé basé à Duns (Berwickshire). Alors qu’il était Destiné à pérenniser l’exploitation de son père, l’itinéraire de Jim biaisa vers la course automobile qui devint petit à petit une activité professionnelle. Il court d’abord avec le statut de  privé sur des autos sportives de série et fait la connaissance de Colin Chapman lors d’une de ces courses. Chapman décèle en lui des qualités de pilotage avérées. A partir de là naît un duo qui marquera durablement l’histoire du sport automobile mondial. L’un, Colin, exploitera ses qualités d’ingénieur constructeur tandis que l’autre, Jimmy, élèvera son talent de pilote au statut d’icône. Il détiendra longtemps le record de victoires en Formule 1 (Championnat du Monde né en 1950). Ses 25 succès seront égalés puis battus par son compatriote Jacky Stewart en 1973. C’est en 1959 qu’il participe à sa première grande course internationale, les 24H du Mans, sur Lotus Elite. Parallèlement il court en Formule 2 sur la Lotus de Chapman. L’ambition du constructeur anglais propulse l’écossais en F1. Ses voitures sont « ciselées », leur efficacité n’a d’égale que leur fragilité. Elles sont optimisées à l’extrême, notamment côté poids. Ce perfectionnisme le confrontera à quelques désillusions dans lesquelles il entraînera ses pilotes mais les succès retentissants des créations de Chapman marqueront deux décennies de F.1 . Les débuts de Jim dans la compétition reine datent de 1960. Des débuts laborieux dus à la fragilité de sa voiture la Lotus 18, il finit 5è à Spa. 1961 fut une saison difficile durant laquelle Clark fut impliqué dans l’accident mortel du pilote allemand Von Trips à Monza. Le succès arrive en 62, Il remporte deux courses hors championnat sur la Lotus 25 ainsi que trois victoires officielles alors qu’il cède le titre à Graham Hill lors du dernier Grand Prix sur défaillance mécanique.

    Jim Clark,

     

    1963 se termine en apothéose, il décroche 7 victoires sur 10 sur la gracile 25 et coiffe sa première couronne mondiale. Surtees sur la Ferrari va prendre l’ascendant sur l’écossais qui ne gagne que 3 courses en 1964, l’anglais de la Scuderia coiffe Graham Hill au championnat en fin de saison. Clark prend sa revanche en 65 sur une conquérante Lotus 33. Cette année-là l’écossais volant décroche la timbale sur l’ovale d’Indianapolis. A cette époque les pilotes F1 allaient souvent se frotter aux américains et complétaient leur saison par nombre de courses de Sport, F 2 et même de Grand Tourisme. Lors de l’hiver européen, beaucoup allaient courir le Championnat de Tasmanie en Australie et Nelle Zélande. Clark remportera 3 Championnats aux antipodes en 65, 67, 68. En 1966 la Lotus 43 à moteur Climax ne permet à Clark d’accrocher qu’une victoire.

    jim clark

     

    L’arrivée du moteur Cosworth en 67 le remet en selle (4 victoires- 3è au Championnat) mais les Brabham plus fiables empochent le Championnat. Clark égale lors de cette saison le record de victoires (24) de Fangio, une consécration. Au début de l’année 68, le duo Clark-Lotus 49 forme une association paraissant imbattable. Le Grand Prix d’Afrique du Sud en témoigne : pôle position, course menée de bout en bout, record du tour. Pour combler le vide entre cette course et le Grand Prix suivant, Jim va courir en Océanie et F2 en Europe. Son destin va basculer en Allemagne à Hockenheim. Peu à l’aise aux essais sous la pluie, la course de Jim tourne au drame. L’écossais sort brutalement dans la forêt. Une défaillance mécanique probable dans une courbe rapide met fin à une carrière qui promettait de se poursuivre victorieusement. Jim fut éjecté de sa voiture, décédera sur le coup à l’âge de 32 ans. Les ceintures de sécurité n’étaient pas encore systématiques sur les monoplaces, elles se généraliseront après cette tragédie.

    SdS

    Photos: DR / 1 -Dans la Lotus 49 (1967)

                      2 - 25 victoires

                          3 - Pit stop

                     

  • Printemps barbare

    DSCN5462.JPGLe roman d' Héctor Tobar situe ses personnages dans le sud de la Californie. Ils sont issus de deux sociétés diamétralement opposées. L'auteur fixe dans la première partie de son ouvrage l'existence d'une bonne mexicaine en situation irrégulière au sein d'une famille américaine aisée composée d'un couple avec leurs trois enfants. Une dispute entre époux née d'un incident futile la mène à devoir s'occuper seule des deux jeunes garçons du foyer. Les parents ont abandonné provisoirement chacun de leur côté le nid familial. L'évènement va prendre de l'ampleur lorsque la bonne décide de prendre la route pour confier les enfants à un hypothétique grand père. Revenus au bercail, les parents vont déclencher auprès de la police une recherche pour disparition des deux bambins... Une peinture sans concession de la société américaine du début du vingt et unième siècle confrontée au flux migratoire de ressortissants mexicains. Dans la première partie, l'auteur brode longuement, installant le lecteur dans un suivi indolent jusqu'à ce que l'action régénère son intérêt dans la seconde partie du livre...Les médias s'emparent du fait divers qui va tourner en affrontement entre les défenseurs des émigrés mexicains, issus d'un "peuple sous développé" et leurs pourfendeurs bien pensants nés de la société us traditionnelle.

    Traduit en français par Pierre Furlan / Titre original "The barbarian nurseries" / Editions de Noyelles

     

         

     

  • On the track again

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    Nous étions jeunes et larges d’épaules

    Bandits , joyeux, insolents et drôles

    On attendait que la mort nous frôle

    On the track again ...again...

     

    La mer revient toujours au rivage

    Dans les blés mûrs y’a des fleurs sauvages

    N’y pense plus, tu es de passage

    On the track again …again…

     

    Photo : @ SdS  

     

    Texte : Bernard Lavilliers  « On the road again » 1988 / Photos: Gérard Larrousse de nombreuses années plus tard « On the track again » sur la matra 650 « Tour de France » / Le mans story 2005 /

              

                   Matra 650                                                                       

       ci dessous :  G.Larrousse  Spa 1974 :                  /             Tour de France auto 71:                      matra 650

    matra 650

  • Steve McQueen

    L'actualité vient de faire mieux connaître le réalisateur Steve McQueen pour son film "12 years a slave", un terrible témoignage de l'infamie esclavagiste...

    Le rappel qui suit aborde le parcours de l'acteur Steve McQueen

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    Né dans l’Indiana en mars 1930, Steve devient orphelin de son père aviateur peu de temps après sa naissance. Sa mère va le confier à son oncle avec qui il travaille à la ferme dans le Missouri. Il renoue avec la présence maternelle lorsque les deux migrent vers Los Angeles. Le jeune McQueen qui a mal vécu la séparation que sa mère lui a infligée devient parfois incontrôlable. Il va se mêler aux pérégrinations de bandes douteuses et quitte l’école rapidement. Il s’engage ensuite dans la marine marchande pour gagner sa vie.

    L’engagement suivant fait de lui un « Marine » à partir de 1947. Durant sa période militaire, il apprend la mécanique. C’est en 1952 qu’il met le pied à l’étrier pour une carrière d’acteur à New York. Il étudie dans la structure d’Actors Studio. En 1955, la pièce « A Hatful of  Rain » marque ses débuts de comédien. C’est en 1958 qu’il tourne son premier rôle majeur dans « Danger planétaire » puis « La proie des Vautours » le révèle auprès des amateurs de salles obscures en 1959.

    La série « Au nom de la loi » le projette sur le petit écran à l’international, Jos Randall devient en noir et blanc le héros de ma génération. Chasseur de prime justicier, anti héros à l’assurance contenue, il aurait pu incarner avant l’heure le slogan «  La force tranquille » de Ségala.  Mc Queen va alors prendre son envol parmi les icônes de la profession à l’affiche de films parfois célibrissimes : « Les sept mercenaires », « La grande évasion », « L’enfer est pour les héros », « Une certaine rencontre », « Le kid de Cincinnati », « La canonnière du Yang-Tse », « L’affaire Thomas Crown », « Bullitt ». 

    Le début des 70s le voit irrésistiblement attiré par la course automobile. Il participe avec Peter Revson aux 12 Heures de Sebring sur un prototype Porsche et termine second de cette course internationale. Mc Queen courait avec un plâtre lors de cette course à la suite d’un accident de moto. C’était un motard accompli, l’américain a participé à des compétitions dans ce domaine durant les années soixante. De ces hobbies, l’acteur concrétisera deux films : « Le Mans » pour le sport auto. Il projetait de participer à cette course mythique mais les assurances des producteurs l'en empêcheront. Steve tournera aussi « On any Sunday » pour les deux roues. Suivront dans d’autres genres : « Guet-apens », « Papillon », « La tour infernale ». Grand ami de Bruce Lee avec lequel il avait abordé les arts martiaux, il mènera le cercueil de ce dernier en 1973.

    La vie hollywoodienne le portera aux excès qu’elle engendre fatalement. Divorce, alcool, consommation de substances illicites…La rançon de la gloire…

    Gros fumeur, les poumons de Steve n’y résisteront pas. Un cancer est diagnostiqué en 1978. Malgré une opération de la dernière chance réalisée au Mexique, la maladie l’emporte. McQueen s’éteint dans son sommeil le 7 novembre 1980. 

    SdS  

             Steve-McQueen-le-mans-1971-04-g.jpg

    "Racing is life. Anything that happens before or after is just waiting" : Steve McQueen

    Photos : DR / Steve McQueen pilote de course - film "Le Mans" /

     

  • Damned!

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    2 juillet 1972, circuit de Charade près de Clermont-ferrand. Les pilotes s’alignent sur la grille à quelques minutes du départ.

    Sur la première ligne Chris Amon sur la Matra MS 120 D avec à ses côtés un compatriote kiwi, Denny Hulme sur Mc Laren. Décidé à enrhumer tous ses petits camarades au départ de ce Grand prix de France, le plus malchanceux des pilotes de F.1 compte bien enfin agrafer une victoire à son palmarès.

    Il n’a remporté que deux courses dans la discipline mais hors championnat depuis ses débuts en 63 (Silverstone 70-Argentine 71).

    Les Français sont aux aguets, l’auto du Néo-zélandais est 100% cocorico, moteur et châssis! Le drapeau à damier s’abaisse et Chris réalise un super départ lâchant tous ses poursuivants, la Matra est collée au tarmac et roule à un rythme d’enfer…Au 19è tour Chris s’est assuré une avance substantielle sur ses adversaires…

    Le circuit de Charade possède les deux caractéristiques suivantes : il n’est pas large et les bas-côtés sont constitués de remblais d’un gravillon acéré. Quand un pilote sort un peu large d’un virage il répand sur la piste des petits silex meurtriers pour les gommes des monoplaces…Vous avez compris la suite … L’un de ces petits cailloux décida de toucher un des pneus de Chris, réduisant à néant le superbe effort qu’il fournit en début de course. Il stoppa au stand au 20è tour perdant toutes ses chances de gagner. Le kiwi repartira  le couteau entre les dents finissant troisième après une superbe remontée depuis la 8è place. Damned !! Sa première victoire en championnat du monde F.1 n’était pas programmée pour ce Grand Prix !

    SdS 

     

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    Photo : DR / Chris Amon – G P de France 72 / Pôle position : 2' 53’’ 4 – Meilleur tour : 2'53’’9 /          

  • Le vieux qui ne...

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                 Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire…

     

    Le premier roman de Jonas Jonasson nous transporte dans une aventure extraordinaire, un peu déjantée pour employer le vocabulaire de notre époque. Au travers de l’étonnante cavale d’un centenaire arthrosique mais à l’esprit encore vert depuis sa maison de retraite, l’auteur nous engage dans le labyrinthe d'une existence agitée qui le mena de la Suède en Espagne, aux Etats Unis, en Chine, en Iran, en Russie, en Corée du Nord puis du Sud, à Bali…Un périple au contact d’hommes illustres de ce monde. Une vie chaotique dont le prolongement dépend du dénouement de l’enquête policière que l’homme a déclenchée au crépuscule de sa destinée.

     

     « Le vieux qui ne voulait pas fêter son  anniversaire » / Auteur : Jonas Jonasson (S) / traduit en français par Caroline Berg / Edition originale : 2009 / Edition présentée : POCKET - 2012/ /