Héritier d’une famille anglaise ayant crée la célèbre firme des réfrigérateurs Lec, David Purley entre dans l’armée de sa très Chère Majesté où il va s’aguerrir et canaliser sa hardiesse. Un saut en parachute manquera de l’envoyer pour de bon au ciel, aussi lorsque le jeune homme quitte l’uniforme d’officier parachutiste, c’est inspiré par son ami Derek Bell qu’il se lance dans la compétition automobile...
Post & Scriptum - Page 23
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David Purley - à relire
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Victoires françaises au Mans # 2
Cliquer sur l'image pour découvrir la voiture en action
1950 Talbot Lago T 26
1972 Matra 670
1973 Matra 670B
1974 Matra 670B
1978 Renault Alpine A 442B
1980 Rondeau 379B
1992-1993 Peugeot 905 Evo 1B
2009 Peugeot 908 HDI Fap
Photos : © GM 1/43 / en action : DR
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Victoires françaises au Mans # 1 (avant guerre)
Cliquer sur les photos pour voir la voiture en action:
1923 Chenard et Walker sport
1925-1926 Lorraine Dietrich B3-6
1937 Bugatti 57-G
1938 Delahaye 135 CS
1939 Bugatti 57S
Photos :© GM 1/43 / clic : DR
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Pedro Rodriguez - à relire
Né le 18/01/1940 au Mexique dans une famille aisée le jeune Pedro s’adonne à la moto très jeune avec son frère cadet Ricardo. Il se lance dans la compétition et devient champion du Mexique en 53 et 54.
Il passe aux quatre roues et gagne sa première course sur une Jaguar à l’âge de 15 Ans...
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Formule 1 1969: échec de la transmission intégrale
Formule 1 1969, la transmission intégrale en échec
L’année 1969 de Formule 1 fut marquée par des tentatives techniques qui s’avérèrent décevantes sur la piste. Le recours à la transmission intégrale paraissait pourtant avantageux sur le papier. Les problèmes de motricité engendrés par le passage de la puissance aux roues arrière poussèrent Colin Chapman chez Lotus et Derek Gardner pour le compte de Matra à se pencher (de même que quelques autres) sur le sujet…
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La vieille dame en jaune - à relire

La vieille dame en jaune installée sous la tente raconte…
« Auréolée par ma victoire aux 12 heures de Sebring (mais sans Ferrari), je suis arrivée sur le Circuit de la Sarthe en début de semaine, je fus rassurée au sujet de l’attribution de mes pilotes, Bruce (Mc Laren) et Mark (Donohue) : le dernier vainqueur avec ma sœur aînée la MK II associé à un pilote américain prometteur
Les essais s’étaient parfaitement déroulés. Le rapide Bruce obtint la pole en dernière minute devant ma compatriote ailée, j’avoue que sur ce tour il me fit peur...j’avais dominé les Ferrari et partirai en
tête de plateau avec la Chaparral à mes côtés : une foule énorme, un départ très émouvant, en épi, les pilotes nous faisant face. Tout ce passa bien, j’étais confiante, ma mécanique était robuste et le talentueux Bruce avait prodigué les meilleurs conseils à Mark. Ces derniers étaient convaincus qu’il fallait durer et donc en garder sous le pied, économiser mes freins fortement sollicités notamment à Mulsanne.(cliquer)
Après un départ prudent, je fis donc une course d’attente, fluctuant entre les troisième et quatrième places jusqu’à la quatrième heure de course…La nuit me parut longue, Bruce lui n’y songea pas, profitant de la fraîcheur pour accélérer le rythme.
Il me hissa jusqu’à la seconde place mais à la mi-course des ennuis de freins et d'embrayage me firent redescendre au classement. Mark repartit des stands le couteau entre les dents, son physique était décidément « craquant » comme disent aujourd’hui les jeunes filles… J’étais cinquième à la douzième heure, sixième à la dix-septième puis des abandons me relancèrent en quatrième position à la dix-huitième heure…

Quand au cours de la dix-neuvième mon capot arrière se désolidarisa de mon châssis sous la pression aérodynamique, s’envolant comme un vulgaire couvercle de poubelle un jour de tempête, finissant son envol sur le bas-côté…Quelle poisse! On m’arrêta au stand où se tint un conciliabule interminable avec les officiels…J’apprendrai très vite qu’il me fallait finir la course dans la configuration de la vérification technique précédant la course. Un de mes pilotes devait donc récupérer ma tenue postérieure que les mécanos allaient tenter de me réinstaller, son état étant pitoyable.
Il fallut donc scotcher mon capot provisoirement et rentrer à faible allure au stand où mes fidèles mécanos rafistolèrent cet appendice à grand renfort de chatterton argenté tout en sacrifiant deux ceintures… Oui vous avez bien entendu, deux de leur ceinture qui remplacèrent mes charnières arrachées. Elles furent rivetées et recouvertes de scotch, ma pudeur sauvée par cet équipement vestimentaire masculin, je finis donc ma course en quatrième position ayant perdu 48 mn au box. Heureusement j’avais suffisamment cravaché pour maintenir mon classement. Quelque peu déçue au baisser du drapeau, n’ayant pu jouer la victoire obtenue par ma sœur la n°1 rouge, j’étais tout de même fière de mes 359 tours, la gagnante en totalisant 388… Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde ! »
SdS
Photos: DR / Ford MK IV N°2 - 24 H du Mans 1967/(Cliquer pour agrandir les photos 2,3 et 5)
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Racing in the rain! - à relire

Ce matin du 14 mai 1972 une pluie tenace s’incruste pour la journée au dessus de la région monégasque. Les pilotes participant au Grand Prix se préparent donc en vue d’une « wet race ». Parmi eux JPB qualifié en 2ème ligne (4è temps) fait modifier le rayon de braquage de sa BRM P160 : il adopte le rayon maximum : les virages serrés ne manquent pas à Monaco et il faudra contre-braquer sur la piste glissante.
JPB sent qu’il a une carte à jouer sur ce Grand Prix avec un V12 souple et progressif, des pneus Firestone pluie très accrocheurs, une bonne position sur la grille…

Départ … JPB dose parfaitement son embrayage comme sa pression sur l’accélérateur, les pneus font le reste, il déborde Fittipaldi et Ickx prenant la tête du Grand Prix … Pour un moment il sera le seul à bénéficier d’une vision claire en leader de la course. Ses adversaires ne le reverront plus exceptés ceux qui se feront prendre un tour.
JPB pilote sur un nuage à l'abri des pulvérisations que les autres doivent supporter. Bien que se faisant quelques frayeurs dans ces dantesques conditions, il évitera avec talent la touchette.
Ce Grand Prix comptait 80 tours, un petit marathon car la moyenne sous la pluie battante est faible obligeant les pilotes à tourner pendant près de 2 heures 30. JPB va mener cette course de bout en bout avec une assurance infaillible, cette victoire est une belle récompense après son courageux et opiniâtre début de carrière.
Drapeau à damier, à l’issue du tour d’honneur la Marseillaise retentit sur la tribune d’honneur pour un Jean Pierre Beltoise souriant près du Prince Reignier. La dernière fois qu’on avait entendu l’hymne français c’était moins d’un an auparavant après que François Cevert, beau frère de JPB, ait remporté le GP des USA en octobre 71.
SdS

Photos : DR / GP de Monaco 72 – Vainqueur : Jean Pierre Beltoise (BRM P 160): comme un poisson dans l’eau / 26-4-1937 / 5-01-2015
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Zigzags

Elle, une chanteuse de cabaret qui cherche encore l'âme soeur...Lui, un spécialiste en criminologie divorcé et anéanti par le départ de sa femme... Les deux êtres en errance sentimentale se rencontrent par la plus aléatoire des coïncidences. Les atomes crochus se manifestent puis se dissipent au gré des humeurs du moment. Amour fou, amour vache, doute, passion, fêlure : zigzags dans le labyrinthe sentimental de l'existence...
Zigzags / co-auteurs : Vanessa Caffin - Thierry Mattei / Edition du Club France Loisirs - 2018 /
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John et Allan /A relire

John et Allan …

La scène se déroule en 2013 dans un pub de la banlieue londonienne …Devant leur Georges Kyllian deux sujets de sa gracieuse majesté bavardent…
Allan s’adresse à John :
« J’ai le bourdon pour les gars qui bossent de nos jours : engoncés dans une combinaison à l’intérieur d’une sorte de chambre froide dont le système de réfrigération serait en panne. Les types qui ont pris de l’importance sont ceux qui font des concours de « changeur de pneus ». S’ils font une c. c’est leur prime annuelle qui saute. Si tu as le malheur de griller une clope ou boire une mousse dans le fond du box t’es radié à vie de la profession, tout ce cirque pour aligner 300 km !
- Ouais, tu te souviens Allan, dès le mois d’avril je rentrais noir en Angleterre en disant à Betty ou à Kate que j’avais passé 15 jours de vacances en Argentine, au Brésil ou à Long beach…Rappelle-toi, une année j’avais « levé » une jolie française qui avait passé le week-end dans le stand ….
- C’était le bon temps John, je suis allé à Silverstone fin juin histoire de replonger dans l’ambiance. A l’entrée du paddock j’ai montré mon badge de 75 ! Le type avec son chien cloné ne m’a même pas regardé. Un gars derrière m’a bousculé, a franchi le ghetto avec une carte magnétique. J’n’ai pas pu entrer, j’ai bien suivi la course jusqu’aux premiers ravitaillements pneus…Après je me suis mélangé les pinceaux. Quand j’ai aperçu le gars qui levait le poing dans sa Mercedes, je connaissais enfin le vainqueur. Grâce aux jumelles j’ai vu le podium, bon sang, tout cela a bien changé !
- Allan, faut qu’on s’en rejette une à leur santé…… »
Photos : @ SdS en haut / Les mêmes John et Allan, mécanos F.1 en 1975 lors du GP de Suisse / circuit de Dijon-Prenois.
en bas / DR : stands 2013

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Le dernier "Mohican" (hommage à Jean-François Robin)


La scène se déroule sur le territoire des vrombissements deux tours d’horloge durant. Sur la ligne de départ, Godasse de plomb qui a déterré la hache de guerre depuis le quart d’une lune, voit se précipiter un frère d’arme.
Le grand timonier ambitieux, avait engagé ce dernier comme guerrier de la mécanique depuis de nombreuses lunes. Lorsqu’il l’a pris sous sa coupe, il dut accéder à une requête sans laquelle notre "indien" ne l’aurait pas suivi: éviter de revêtir la tenue de guerre de la tribu. On comprend notre Mohican sachant que son pire ennemi, un Iroquois, portait le nom de « Tête de coq déplumé »; le coq emblème de l’écurie! En contrepartie, il accepta de ne plus se raser le crâne pour maintenir la cohésion du groupe.
L’homme se rendit ainsi particulièrement repérable voir célèbre sur le territoire quand ses frères adoptifs avaient eux accepté de pavoiser sous les couleurs du coq chantant dès l’aurore. Installé sur sa monture Godasse de plomb se voit remettre un fétiche par son frère de combat quelques instants avant l’affrontement.
Cette coutume lui tenait de son père, il mettait un point d’honneur à la perpétrer car son cœur était superstitieux. Godasse de plomb reçut donc son fétiche et n’eut aucun mal à interpréter l’inscription notée dessus : « plaquettes neuves ». Le grand guerrier se réjouit de la prévenance de son fidèle frère d’arme. En effet un rapide galop d’essai n’avait pas suffi à roder le harnais de sa monture, il devrait se montrer prudent.

La suite de la bataille montra que le fétiche n’avait pas été assez puissant pour vaincre le signe indien qui poursuivit l’équipage de cette monture, la dernière production de la tribu. Ils accumulèrent ainsi les déconvenues : un ennemi leur coupa la piste lors d’un ravitaillement, mettant à mal l’intégrité du jeune et puissant destrier … Lequel vit son cœur mécanique rendre l’âme quelques temps plus tard au grand dam du dernier "Mohican".
SdS
Photos: DR / équipe matra / 24 h du Mans 1974 /matra 680/ JP Jarier dit « Godasse de plomb »/L Jean Luc Lagardère PDG de Matra : «le Grand Timonier Ambitieux »/ le mécanicien :« le dernier "Mohican" »

Emblème Matra
Jean-François Robin, membre de la tribu (ingénieur sport automobile) (Matra-Renault) 1937 - 2018

