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Post & Scriptum - Page 3

  • 1000km de Paris – Montlhéry 1971

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    Le vieillissant autodrome accueille, pour la dernière fois mais on ne le sait pas encore, les protos s’illustrant dans le cadre du Championnat du monde des marques.

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    Porsche a déjà remporté les lauriers de cette saison 71 et l’écurie Wyer  tentera de glaner un dernier succès avec la 917K pilotée par Bell-Van Lennep. Exclus par la future réglementation limitant à 3 litres la cylindrée des Prototypes à partir de 1972, les Sport 5L font une ultime apparition en France. Pour le plus grand plaisir des spectateurs venus fouler les abords de la piste parisienne.

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    La firme allemande compte aussi deux spiders  917 « intersérie » au côté de la voiture de Wyer. Plus légers et puissants que cette dernière, ils sont pilotés par Marko-Weber et Larrousse-Kinnunen.

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    Les rivales morphologiques des Porsche, les Ferrari 512 M sont représentées par des équipes privées, Montjuich et Loss respectivement menées par Juncadella-Jabouille et Loos-Pesch, une troisième aux mains de Pam-Casoni. Deux vieillissantes Lola T 70 grossissent les rangs de la catégorie.

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    En 3L, la  nouvelle Alfa 33/3 TT12 (Pescarolo-Stommelen) est confrontée à la Matra 660 de Beltoise-Amon. Dommage, la Ferrari 312 PB n’a pas fait le déplacement. La catégorie 2L rassemble Chevron et Lola tandis qu’en GT, la Ferrari 365 GTB 4 ( Ballot Léna-Andruet) en instance d’homologation sera opposée aux 911S et à la Chevrolet Corvette de Greder-Beaumont.  Le décor est planté et les acteurs prêts à en découdre.

    Les essais vont dégager une hiérarchie surprenante, les Spider 917, dans leur tenue d’épouvantails ne vont pas jouer totalement les premiers rôles  sur le « toboggan » de Linas.  Marko tient la pôle devant Beltoise mais pour 2/10 de seconde seulement, suivent Bell, Jabouille, Pescarolo et le second Spider de Larrousse. 

    Une piste légèrement humide accueille les concurrents dimanche matin et Pescarolo, en slick, va sortir au début du tour de reconnaissance. Il rentre à pied avant même le départ. Beltoise va réaliser une envolée d’anthologie, creusant dès le premier tour un écart de plus de 7 secondes ! Les spectateurs postés dans les chicanes de l’anneau n’en reviennent pas, Bébel joue dans une autre cour ! Il comptera jusqu’à 27 secondes d’avance. Les trois Porsche suivent  à distance. 

    La piste s’assèche ce qui va permettre à Marko de revenir petit à petit sur la bleue France grâce à ses 650 cv et à l’accrochage entre Loos et Jabouille qui oblige Bébel à un freinage d’urgence. Marko passe alors la Matra. Au tiers de la course, l’Autrichien compte 15 secondes d’avance sur le français qui devance Bell, Larrousse et la Ferrari de Pam-Casoni. Ensuite la Lola T 210 (Swietlik-Salles) tire son épingle du jeu en prenant l’avantage sur la Chevron B19 de Jaussaud-Bridges en proie à des soucis d’allumage et de pneus. La pluie entre en scène avec insistance et Amon reprend la tête lorsque la voiture leader du Gesipa racing s’arrête, moteur out, non sans avoir réalisé le nouveau record du  tour en 2’30’’3 (Marko). 

    On en est à la mi-course et  Beltoise va peut-être prendre sa revanche sur la course de l’an passée qui le vit quitter le plateau de St Eutrope boîte bloquée.  Las… Le même problème accable le pilote français qui renonce à Faye. La 917 Gulf va hériter de la première place, suivie du spider de Larrousse-Kinnunen dont la tenue de route perfectible sous la pluie ne permettra pas à l’équipage d’inquiéter les nouveaux leaders. Les abandons sous le déluge sont nombreux et la troisième place revient à la Ferrari Daytona de Ballot Léna-Andruet qui a réussi sa première sur circuit devant la Lola T 210 2L.

    Les spectateurs quittent l’autodrome loin de se douter qu’ils devront changer de gradins et se rendre l’an prochain  à Rouen Les Essarts, circuit qui sera le théâtre des prochains 1000km de Paris et du succès de Beltoise mais à bord d’une Lola ! 

    PS

    Photos:  ©  GM

  • Lella Lombardi, le talent tout simplement

    Les femmes qui ont accédé à la formule 1 se comptent sur les doigts de la main. Parmi elles Maria Teresa de Filippis, Divina Galica, Desiré Wilson, Giovanna Amati et Lella Lombardi. Cette dernière fut la plus assidue, 18 engagements et 12 départs, probablement la plus talentueuse. Ceci dit sans offenser outre mesure les autres. Les performances de Lella en qualification, sa sixième place lors du Grand Prix Espagne 1975 certes obtenue dans des circonstances particulières, ses résultats engrangés dans d’autres disciplines que la Formule reine la placent en haut du tableau.

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  • Daytona 1970, Porsche s'envole

    La Porsche 917 est née en 1969. Ce « phénomène », extrapolation de l’homogène 908 sa devancière, fut produit à  25 exemplaires comme la réglementation l’imposait. Elle représentait  à l’époque l’aboutissement de l’offensive de la marque de Stuttgart dans la catégorie Sport. Un début de carrière difficile n’empêchera pas sa progression,  mise au point laborieuse qui l’acheminera vers une insolente réussite.  Avec Daytona 70 débute l' impressionnante série de succès.

     

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  • Matra aux 1000km de Monza 1970

    Une course réussie

    Nous avions laissé l’équipe Matra Simca en échec complet au Mans lors d’un article précédent. La saison sport prototype n’a pas été qu’une série de déceptions pour l’équipe française. Nous sommes fin avril et le calendrier amène les voitures participant à ce Championnat du monde sur l’autodrome de Monza…

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  • Echec et mat...ra

    24 H du Mans 1970

    La firme Matra connut une saison faste en 1969. L’équipe Tyrrell (Matra international) remporte le Championnat du Monde F.1  avec le châssis MS 80 mu par le Cosworth. J. Servoz Gavin empoche le titre européen de F2 sur la MS7. L’équipe fait bonne figure en catégorie sport prototype notamment au Mans où trois voitures sont classées aux quatrième, cinquième et septième places. Suite à cette période favorable 1970 ouvre les prochains enjeux de la firme de Vélizy. Le V12 maison équipe la nouvelle F.1 MS 120 et La victoire au Mans demeure le défi lancé par Jean Luc Lagardère...

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  • Le temps des impudiques (du paddock)

    Dans les années soixante-dix les F1 se dévoilaient volontiers au contraire des voitures actuelles cloîtrées dans leur bunker aseptisé...

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  • Rallye de Monte Carlo 1967- la vengeance des Mini

    Janvier 1966, le Rallye de Monte Carlo tourne à l’affront pour l’équipe BMC. Les Mini Cooper victorieuses sont disqualifiées pour un problème de projecteurs non conformes à la série. Les phares supplémentaires des voitures britanniques ne sont pas munis du classique basculement route/croisement. C’est emplie d’une amère déception que l’équipe des “lillipuciennes” quitte la Riviera monégasque.

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  • 24 H de Daytona 1967 - un air de vendetta

     Au début des années soixante Ferrari est en proie à de sérieuses difficultés financières. Ford qui veut se faire un nom en Europe saisit cette occasion pour tenter d’acquérir l’entreprise transalpine. Les négociations Ford-Ferrari sont brutalement interrompues en 1963 par le "commandatore" qui a bien compris qu’il perdrait le contrôle de son entreprise, tant au niveau de la production de série que du département sportif. La prise de participation de Fiat, effective en 69 lui paraît la moins mauvaise des solutions pour pérenniser son œuvre. Après ces pourparlers les rapports du « Drake » avec "The Deuce"comme était surnommé Henry Ford II à Dearborn devinrent extrêmement tendus. En fait une passe d’armes qui ne pourra se poursuivre que sur la piste.

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  • Duel sous contrôle, à relire

    Endurance Spa 1971 – Duel sous contrôle mais duel tendu tout au long de la course. Les deux leaders de l’équipe phare de la saison n’ont cessé de croiser le fer durant l’épreuve. L’un comptait rééditer son succès de l’année précédente, l’autre prendre sa revanche en prouvant qu’il était le plus rapide sur « son » circuit fétiche. Après quatre heures de bataille, les deux prototypes roulent de concert. L’épingle de La Source va bientôt livrer l’équipage vainqueur…

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  • Jean Pierre Jaussaud : "un gars bien"

    Beaucoup de choses sont résumées dans ce qualificatif. Un pilote selon Henri Pescarolo d’une « droiture absolue », un homme « fidèle et humble ». « Il nous faisait penser à Jim Clark, un styliste, il avait toujours les bonnes trajectoires, n’était jamais en dérive », « il aurait mérité de monter en Formule un » … Tout est dit par le camarade de course de Jean Pierre Jaussaud.

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